02 décembre 2008

Le vin et la liberté de la presse... au Monde

Abonné à l'édition électronique du Monde, Jacques Berthomeau (vous savez, l'homme du fameux rapport) a reçu voici peu une alléchante proposition: "Publiez votre chronique sur le Monde.fr".

Berthomeau n'a fait ni une ni deux: "J’ai décidé de faire une expérience: copier-coller ma chronique de samedi, intitulée "La surpâture, la goinfrerie et les plaisirs simples de la vie : chronique d’un jouisseur", pour voir quel sort la « modération » du Monde.fr lui ferait.
 
Refus. Normal, j’y parlais du vin. Le sanitairement correct règne en maître"…

Et la liberté de la presse, où règne-elle? 

Que font le SNJ, la ligue des Droits de l'Homme, Reporters sans Frontières? Le lobby hygiéniste est-il plus fort que Pinochet, la Chine et George Bush réunis?

09:28 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

01 décembre 2008

Des dangers du vin... et de la communication anti-vins

Une étude récente du Crédoc s'intéresse au vin en France. La tendance n'est guère favorable, puisque, d'une part, on assiste à une progression fulgurante du nombre de Français considérant le vin comme un produit à risque (les campagnes des hygiénistes ont atteint leur but), et de l'autre, à une diminution de la base des consommateurs: le vin devient un produit sinon de luxe, au moins "bourgeois".

En 2003, selon une étude antérieure du même Crédoc, 26% des Français jugeaient le vin "risqué"; ils sont 51% aujourd'hui.

En outre, ce "symbole de l'identité gastronomique française" est devenu un produit alcoolisé comme les autres, comme si le lien des Français avec le vin, produit du terroir, ancrage local ou familial, était de plus en plus ténu.


La consommation moyenne annuelle de vin a été réduite de moitié en 30 ans, passant de 103 à 55 litres.  Ce sont les vins de table qui en ont fait les frais et le vin s'est ainsi "embourgeoisé". La vieille image de l'ouvrier trouvant dans le vin sa force vitale, et abusant du gros rouge, a vécu: aujourd'hui, seuls 46% des ouvriers boivent encore régulièrement du vin  (et 40% des employés), alors que le chiffre est de 61% chez les cadres et les professions libérales!

 

buveurVin

 

Voila qui devrait rassurer les hygiénistes: au moins, les classes les plus "vulnérables" (les moins éduquées, selon leur rhétorique) semblent aujourd'hui moins exposées au vin.

Mais à la bière, alors? Et au whisky? A la vodka? Aux alcopops? Aux stupéfiants, peut-être? Aux tranquillisants? Où s'arrête l'hygiène et ou commence big brother?

Et si la communication anti-alcool se trompait de cible?

 

 

06:50 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |