02 novembre 2015

Dernières grives, premiers émois (et moi, et moi...)

Pas pu résister. J'avais aimé ce vin sur place, chez Tariquet, lors du pique-nique improvisé pour nous par les Vins de Gascogne, sur la terrasse. Je l'ai re-débouché chez moi, ce matin, avec fébrilité. 

Rien que son nom, les Dernières Grives, avait fait renaître en moi des souvenirs d'enfance - la plaine qui fume à l'automne, chez ma Grand-Mère, dans l'Oise, les oiseaux dans le lointain. 

Dieu qu'il passait bien sur la croustade gasconne, ce vin!

Faute de croustade, on a mangé de la tarte aux pommes, ce midi, chez moi.

 

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Et l'accord était aussi très réussi entre les arômes de coing et de miel du vin, et les dernières pommes du jardin.

Notez que vous n'avez même pas besoin de ce genre d'alibi gastronomique!

Avant la tarte, j'avais goûté le vin tout seul, à l'apéro. Le premier mot qui m'est venu, c'est funambule. Drôle d'idée, non,? C'est que l'équilibre entre acidité et sucrosité est tout bonnement bluffant. Un peu plus, un peu moins, et on tomberait. Dans le mou ou dans l'acerbe. Mais là, la magie du Manseng opère, c'est charmant, et c'est vif à la fois. 

Le fruit d'un beau travail à la vigne, sans doute, pour obtenir la maturité optimale, et d'une vinification très propre - il faut dire qu'on mangerait par terre, chez Tariquet.

Bref, je pourrais en parler des heures, mais je préfère me resservir. Avec modération, bien entendu!

20:02 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

24 octobre 2015

Le Beaujolais Nouveau... arrive bientôt

J'ai reçu hier d'Interbeaujolais un communiqué qui me rappelle que la Fête du Vin, existe, en France, qu'il n'est nécessaire d'en inventer une: c'est celle de la sortie du Beaujolais Nouveau.

Et tant pis pour ceux qui font la fine bouche. Ma bouche, moi, je suis prêt à l'ouvrir bien grand pour entonner largement un vin que j'espère espiègle, malicieux, fruité, vif et joyeux comme un premier rendez-vous...

Et comment sera-t-il cette année? Voici déjà quelques éléments (les pisse-vinaigres peuvent retourner à leurs chères étiquettes, je les dispense de la lecture).

"Cette année, de fortes chaleurs et un ensoleillement historique ont permis au vignoble du Beaujolais de conserver un état sanitaire proche de la perfection. Les raisins ont terminé leur maturation dans d’excellentes conditions, grâce notamment aux petites pluies du mois d’août. Les vendangeurs ont ainsi récolté des petites baies bien mûres, d’une qualité exceptionnelle, avec des peaux épaisses et fermes. La maturité phénolique est complète et les degrés sont naturellement élevés. De mémoire de vigneron, on n’a jamais vu une telle maturité en Beaujolais. La vendange a néanmoins conservé toute sa fraîcheur.

Sur les premières cuvées ayant terminé la fermentation alcoolique, on retrouve des arômes de fruits mûrs mais jamais cuits. En bouche, la richesse du millésime 2015 explose, tout en rondeur et en générosité mais sans jamais perdre l’équilibre.

Les vins sont extraordinairement riches, opulents, avec une structure tannique solide annonciatrice d’un millésime de garde. Les tanins sont bien présents mais toujours soyeux et empreints d’une grande finesse. Les vins présentent des couleurs intenses et profondes. 2015 affiche le potentiel couleur le plus élevé depuis 2002. En termes de couleur et de structure notamment, 2015 nous rappelle 2009 et pour les plus anciens 1947, deux excellents millésimes, au potentiel de garde avéré.

Unique bémol en 2015 : le volume. Les très fortes chaleurs mais surtout la sécheresse du 1er semestre 2015 ont entraîné des rendements faibles. La récolte 2015 devrait ainsi avoisiner les 600 000 hl (contre environ 756 000 hl en 2014)". 

00:23 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |