10 juin 2008

Liberté, liberté chérie!

La campagne d'Interloire "Cabernet d'Anjou, Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse?", condamnée en première instance, blanchie en Appel, vient d'être à nouveau condamnée en Cassation.
Les juges ont estimé que ces mots "renvoyaient au comportement humain", et ne se limitaient donc pas à la description du produit. Surtout, il ont estimé que cela poussait à la consommation du produit.
 
 
CabAnjouCensure

 
 
Parlons-nous vraiment le même français? Ou est-ce que la juridiction suprême du droit français a perdu le sens des mots?

Parfois, les mots me manquent, justement.
Tout d'abord, je ne vous apprend rien, les modalités de la Loi Evin sont démentielles - tout est interdit, ou presque. Mais même le peu qui n'est pas interdit devient suspect, ce qui, dans les faits revient presque au même.
Où est le libre-arbitre du consommateur, dans son interprétation de la publicité?
Cette campagne ne pousse pas plus à la consommation que la simple publication d'une photo de bouteilles!

Si l'on veut supprimer toute possibilité de pub sur le vin en France, on en prend le chemin. Mais qu'on le dise vraiment!
Les Français pourront alors, peut-être, choisir en conscience les députés qui changeront la loi, dans le sens voulu par les lobbies anti-vin, ou bien - je l'espère - dans le sens d'une libéralisation.

Messieurs les chefs de cabinets, messieurs les juges, messieurs les médecins appointés par les groupes de pression, laissez nous de grâce décider par nous mêmes ce qui est bon pour nous, au lieu de nous infantiliser. Que faites vous de l'éducation au goût? Voulez-vous remplacer les parents, les éducateurs?
 
Les anti-vins, soutenus par le Directeur de la Santé, et adoubés par de grands madarins de la Médecine abondamment rétribués par les associations de tempérance, ne se cachent plus de vouloir nous faire connaître les délices de l'abstinence. Que ne s'appliquent-ils pas leurs principes à eux-mêmes, en prônant l'abstinence en matière de tranquillisants, dont les Français sont de si grands consommateurs. A moins, bien sûr, que ce soit une question de sponsors - l'industrie pharmaceutique contre les producteurs de vin...

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

29 mai 2008

Les vins Bio ont aussi leur concours

Mon confrère français Pierre Guigui m'adresse ce communiqué qui souligne le succès de la 12ème édition du concours Amphore des vins bio: succès quantitatif, par l'abondance des candidatures, mais aussi succès qualitif au vu des lauréats.

"Dans le cadre du très bel Hôtel de Castiglione de Paris, une centaine de jurés, professionnels du vin et découvreurs de talents, ont testé 350 vins et décerné 77 distinctions. Ces chiffres illustrent le succès croissant du concours par la progression du nombre des participants, ceux-ci n'étant que 290 l'an passé".

Trois régions viticoles françaises étaient particuiièrement représentées: le Rhône, avec 60 vins pour 164 exploitations dans cette région, l’Alsace, avec 26 vins pour 85 exploitations. et le Languedoc Roussillon avec 73 vins.
 
"Même des régions beaucoup moins importantes en taille étaient présentes comme la Lorraine qui compte trois exploitations certifiées. Au titre des regrets, la participation restreinte de l’Aquitaine pourtant troisième région «bio», mais qui n’avait envoyé que 27 vins (pour 245 exploitations!).

Le Concours National des Vins issus de Raisins de l’Agriculture Biologique est organisé en 2 sections distinctes:

-Les vins certifiés «issus de l’agriculture biologique», 326 participants, 74 médailles dont 23 d'or, 36 d'argent et 15 de bronze
-les vins en conversion et les vins hors concours (Vin de Table…): 24 participants, trois distinctions nommées: «mentions spéciales».


Le palmarès complet est consultable sur http://www.concoursamphore.com

16:13 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |