14 juin 2008

A propos des échantillons

Christine Ontivero est une Attachée de Presse... qui connaît bien la presse et les vignerons. En témoigne ce "post" sur son blog http://christineontivero.com  
 
"Certains vignerons ne répondent pas aux appels à échantillons, soit par paresse, soit parce qu'ils sont convaincus que, de toutes façons, les journalistes parleront d'eux tellement ils sont au-dessus des autres ! Et si les journalistes arrêtaient de "jouer leur jeu"? Imaginons que tous les vignerons se comportent ainsi, comment les journalistes pourraient-il faire leurs articles, leurs guides, etc... ?
Le résultat, c'est que les journalistes prennent le temps d'aller goûter chez ces vignerons très sûrs d'eux et qu'ils sont donc "favorisés" puisque leurs vins sont dégustés dans un contexte privilégié où ils peuvent  enjoliver leur façon de travailler.

Lorsque je m'émeus de ce genre de situation, les journalistes me répondent : "tu comprends, si ces vignerons vedettes de l'appellation ne sont pas dans mon article ou dans mon guide, que vont penser mes lecteurs ?"

Eh bien moi je prétends que si vous arrêtiez de "leur servir la soupe", au bout de quelque temps, lorsque leurs clients ne les verraient plus dans les guides en question, ils finiraient pas comprendre qu'ils doivent, comme les autres, présenter leurs échantillons aux différentes sélections.
Mais tant que vous vous mettez à plat ventre devant eux, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne continuent pas de se regarder le nombril !
Où est l'équité dans tout ça? Faut pas s'étonner ensuite si les vignerons vous soupçonnent de favoritisme !"

09:46 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

12 juin 2008

Quand Gisbert défend le vin

Enfin un journaliste de la "grande presse" qui ose prendre partie pour le vin... C'est malheureusement tellement rare qu'on doit marquer ce jour d'une croix.
Ce journaliste, c'est Franz-Olivier Gisbert, du Point. Voici sa prose.

"Quand la justice s'en mêle...

Il parait qu'il ne faut pas commenter les décisions de justice. Même quand elle se mêle de tout? Par exemple...
La Cour de Cassation a fait fort, dans le genre, en condamnant, dans un arrêt du 22 mai une publicité pour les vins du Val de Loire : "Cabernet d'Anjou. Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse ?" Plus qu'une faute, un crime. Il fallait en effet sévir de toute urgence. Mais quelle est cette société qui met tant d'eau dans son vin qu'il n'y aura bientôt plus de vin du tout ?
Dans la foulée, la Cour de Cassation devrait interdire la vente de la Bible, où l'on peut lire plusieurs éloges appuyés du vin, dont il est toutefois recommandé de ne pas abuser. Saint Paul conseille même d'en boire pour se soigner l'estomac. Le sucre aussi est mauvais pour la santé, on attend maintenant les interdictions de célébrer les glaces, les tartes ou les gâteaux, puisque la justice à un avis sur tout...."


(Source: "Le Point" du 5 Juin 2008)

 

Bon, il n'y a rien là dedans qui n'ait jamais été dit par nos confrères de la presse du vin. Mais ne boudons pas notre plaisir, car sous la plume de Gisbert, cela prend une toute autre importance. Espérons qu'il en parlera à Sarkozy...

18:04 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |