09 novembre 2015

Château du Moulin à Vent

A Moulin à Vent, il y  a un moulin, sans doute, mais aussi un Château - le Château du Moulin à Vent. Même que Lamartine y a vécu. Le poète n'y buvait pas que de l'eau, dit-on.

Aujourd'hui, la famille Parinet perpétue la vocation viticole de l'endroit. 

J'ai tout particulièrement apprécié la cuvée Croix des Vérillats 2012, issue d'une parcelle de 2 hectares (sur les 30 que compte le domaine). Les vignes de 50 ans, exposées à l'Est, s'enracinent dans une couche de sable qui recouvre le granite.

Leurs jolies baies nous offre ce vin de petit rendement, puissant et vif, au bois présent mais pas dominant (le vin à passé plus d'un an un fût), qui lui confère quelques jolies notes de café; pour l'instant, on se croirait plutôt en Bourgogne que dans le Beaujolais - mais quelques secondes de patience en bouche, et c'est un fruit noir qui revient au galop, joyeux, juteux, presque méridional, accompagné de notes de sous-bois, et qui nous rappelle que n'en déplaise à Philippe le Hardi, le Gamay n'est pas un si mauvais... plan(t). 

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Contact: Château du Moulin à Vent

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07 novembre 2015

Do not taste the bush!

Le jury d'éthique publicitaire, ou ce qui en tient lieu outre-Manche a interdit la publicité de la marque de vin australienne Premier Estates, au titre évocateur de "Taste the Bush".

Au premier degré, cela veut dire "goûtez le bush" (le maquis australien), une invitation bien, banale.

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Mais vu la mise en scène (le verre de vin au niveau du pelvis de la jeune dame), on pourrait aussi le traduire par "goutez la chatte". 

Et c'est ce qui a été jugé dégradant pour la femme. D'aucuns, parmi les plus puritains (ou les plus hypocrites), parlent de "tasteless advertising". Or le bush est tout sauf insipide, comme vous le confirmera tout Australien qui se respecte.

Et puis, à ce compte là, il faudrait aussi interdire la quasi-intégralité des sketches des Monty Python, et plus généralement, tout ce que les Anglais appelle le double-entendre, faute, sans doute, d'avoir un mot pour le désigner dans leur langue trop propre.

Ni Kate, ni George W. , ni Anheuser ne se sont prononcés à ce sujet délicat.

Notez qu'en France, on n'en serait jamais arrivé là. La femme sur l'image boit du vin, et c'est probablement déjà plus que nos censeurs peuvent en supporter... 

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00:17 Écrit par Hervé Lalau dans France, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |