28 décembre 2008

On a réveillonné avec ça

Pour les quelques uns que cela intéresse, j'ai fêté Noël en famille, accompagné des bouteilles suivantes:

-Apéritif: Champagne Cuvée Opale, de Saint Gall 1996,  un millésimé comme je les aime, vieux, mais vif;

-Entrée (un foie gras): Château de L'Aulée Touraine Moëlleux 2003, juste ce qu'il fallait de douceur et d'acidité;

-Plat de Résistance (un canard gras aux clémentines): Sancerre Rouge Laloue 2005, le bon goût pinot noir, très classique, tout en élégance;

-Fromage (Gruyère Suisse AOC): Un verre de Louis Latour Ardèche 2006 (une envie soudaine, pour le vin, le fromage n'était pas prévu au départ);

-Dessert: Cerdon Lingot Martin Demi-Sec (sur une bûche aux framboises), superbe accord sur les fruits rouges, un petit côté acidulé.

 

Adresses des producteurs ou importateurs disponibles sur simple demande.


 

Hervé Petit

23:13 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin, noel | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

27 décembre 2008

2500 de passion du vin

Corinne Lefort (Vignobles et Traditions, La Revue des Vins de France) et Karine Valentin, (Cuisine et Vins de France) publient aux éditions Les Idées Claires "Les Grands Palais, 2500 ans de passion du vin".

 

Les Grands Palais

 

 

Historienne du vin, Corinne Lefort, est dans son élément: de Toutenkhamon à Mitterrand en passant par Omar Khayyam, Napoléon, De Gaulle et Nicolas II, mais aussi, Jean Gabin, Picasso ou Colette, une cinquantaine de grands personnages sont passés en revue au travers de leur relation à notre boisson favorite. C'est enlevé, bien écrit, et bien documenté.

Un petit exemple de l'érudition de nos deux conseurs, cet extrait du passage consacré à Marie-Antoinette: «Du pain, du pain !» hurlaient les femmes aux grilles du château de Versailles au cours de la journée du 5 octobre 1789. Mais au sein de la mêlée figuraient aussi de nombreux hommes vêtus de robes et coiffés de fichus quémandant du vin, du vin pour tous. La raison d’un tel émoi populaire aurait été le banquet offert, dans les salons de l’Opéra, aux troupes du régiment des Flandres appelé à la rescousse pour protéger le roi et sa famille.
L’angoisse de manquer de pain avait atteint alors son paroxysme parmi le peuple. Ce fait fut, à juste titre, retranscrit dans les manuels scolaires de la République, tandis que le besoin en vin y demeure volontairement absent. Cette doléance devint pourtant un refrain populaire dès la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. L’origine de ce mécontentement réside essentiellement dans la construction en 1787 d’une nouvelle enceinte fiscale de l’octroi, les «murs des Fermiers généraux». Il s’ensuivit des restrictions d’approvisionnement en vins de Paris et une augmentation des taxes. Un vif mécontentement et un sentiment d’inégalité furent ressentis par le petit peuple qui n’avait pas accès à l’eau potable ou à d’autres substituts pour supporter la dure vie de labeur".

A noter qu'on trouve déjà, au travers de cete anecdote historique, un bel exemple de l'ostracisme de la République bien pensante vis-à-vis du plus beau breuvage de l'homme. L'ANPAA n'a rien inventé!

 

Autre intérêt de l'ouvrage: à chaque personnage est associé un vin, décrit dans son contexte.

Un cadeau de qualité, pour ceux qui aiment (se) faire plaisir... et apprendre.

 
 Plus d'info: http://www.lesideesclaires.net/

14:51 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |