06 décembre 2009

En parlant de ministres...

Pour simplifier, il y a deux types de ministres de l’agriculture.

D'abord, il y a ceux qui trônent. On les devine parfois, en haut de leur nuage, signant quelques écret, tirant quelques ficelles, mais toujours assez discrets pour pouvoir se renier en toute impunité. Pour le reste, ils ont des cabinets. Ah, les cabinets… quelle aisance !

Et puis il y a ceux qui mettent les mains dans le moteur.


Comme ni les uns ni les autres n’ont le premier sou pour financer leurs idées ou celles de leurs sherpas, d’aucuns diront que la distinction est plutôt d’ordre académique.

 

lemaire

Bruno Le Maire, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche


Mais tout de même, on peut facilement classer Bruno Le Maire dans la deuxième catégorie. Mieux: malgré son look de premier de la classe, ce ministre-là ose parler du vin, quitte à susciter l’ire des néo-hygiénistes – après tout, il n’est pas ministre de la santé, juste de l’agriculture, et il a la vigne parmi ses attributions.
Il entend même impulser des projets pour la viticulture. Certes, son côté «faites ce que je dis» agace. Enjoindre les vignerons languedociens d’aller vendre du vin de cépage aux Anglais pour sortir de la crise,  ça fait un peu Grand Yaka (d’autant qu’on ne l’a pas attendu).  Réorganiser les interprofessions  sur leur dos, en brandissant l’hypothétique bâton de la suppression d’aides tout aussi hypothétiques, c’est plutôt du Guignol.  Mais le fond est bon. Et puis, c’est le résultat qui compte… Le vieux cheval de la viticulture française a sans doute besoin de quelques coups d’éperons, plus que d’un radiateur dans l’écurie.
A s’exposer ainsi, on ne serait pas surpris, un de ces jours, de voir M. Le Maire glisser sur une peau de banane politico-syndicale…
C’est la rançon de ceux qui font mine de s’attaquer aux problèmes ; «même trop, même mal», comme disait Brel.
Vous avouerai-je qu’avec tous leurs défauts, leurs approximations, leur volontarisme à deux balles, moi qui ne fait pas de politique, je préfère quand même les ministres qui font (ou font au moins semblant) à ceux qui attendent que ça se passe en gérant… leur plan de carrière?

17:10 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

30 novembre 2009

Alliés objectifs pour la protection du climat

Lors de leur salon annuel, qui se tient depuis jeudi à Paris, les Vignerons Indépendants de France ont annoncé avoir signé la pétition "Ultimatum Climatique" lancée par plusieurs associations de protection de l'environnement dont Greenpeace. Un rapprochement assez surprenant, mais que salue le directeur de Greenpeace France, Pascal Husting: ''On n'a plus que 4 ou 5 ans pour inverser la tendance des émissions de gaz à effet de serre, il faut donc mettre de côté nos différents notamment sur la question des phytosanitaires''. Et Michel Issaly, le président des Vignerons Indépendants, de renchérir: ''C'est aussi l'occasion de sensibiliser nos vignerons et de leur faire prendre conscience de la menace''. Il parlait bien sûr de la menace climatique, pas de la menace chimique.

Un premier pas vers une véritable conscience verte au sein de la base vigneronne?

 

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07:17 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |