06 octobre 2009

Boire ou fumer, il faut choisir...

Nord Cinéma, sous la plume d'André Ruellan, revient sur le film "Un Dernier pour la Route", dont j'ai déjà eu le déplaisir de vous entretenir:

"Une intéressante étude de diverses personnalités et une conviction studieuse et une leçon appuyée de la lutte infernale des alcooliques qui donne des complexes aux plus sobres des spectateurs confrontés aux dégâts engendrés.
A noter que dans ce film, l'abstinence alcoolique n'empêche pas une consommation extrême de tabac et de joints ! On ne peut pas tout faire en même temps".

Au fait, le film d'après Chaba-la-balier, a fait 119.000 entrées pour sa première semaine. Trois fois moins que La Proposition, et deux fois moins que l'Affaire Farewell, mais vu le tapage médiatique, on ne s'attendait pas à moins...

20:33 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 octobre 2009

Envoyé Spécial: encore l'amalgame...

En matière judiciaire, on dit qu'une instruction doit se faire à charge et à décharge. Ce n'est manifestement pas la conception des journalistes d'Envoyé Spécial, quand ils s'intéressent au vin.

Un de ceux qui en parle le mieux, c'est Michel Rémondat, de Vitisphère; voici son édito. Je contresigne sans réserves.

"Mais pour qui nous prennent-ils ?

L’émission de France 2, Envoyé spécial, a provoqué ou déçu le monde du vin.
Son titre annonce la couleur: «Le vin est-il un produit naturel?»

Et bien non, mesdames les journalistes! Le vin est un produit transformé par l’homme depuis plus de 2000 ans. La maîtrise de sa transformation a évolué à mesure que des hommes comprenaient mieux les processus de fermentation, de conservation…
A Vitisphère, nous adorons la critique, mais nous l’aimons rationnelle, scientifique, constructive, pédagogique. Les envoyés spéciaux paranoïaques de France 2 ont cherché à faire peur (et oui, la peur, ça fait de l’audimat!). Selon eux, de nouveaux dangers guettent l’humanité. Ils ont pour nom: les levures exogènes, la chaptalisation, le SO2, les engrais, les désherbants, la phytopharmacie, les machines à vendanger… Pas une explication, rien que des amalgames, des sous-entendus.


Souvent, je me défends d’être journaliste, car j’ai idéalisé ce métier, son exigence, son impartialité, sa rigueur. Les journalistes de France 2 ont manqué de rigueur, de culture, d’impartialité, de professionnalisme. Ils ont manipulé les téléspectateurs et fait le lit des partis de la peur, la «masse noire» que Tocqueville redoutait tant. Le totalitarisme démocratique est en route".


Michel Remondat

10:29 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |