09 novembre 2009

A qui profitera le bio?

Selon une étude du cabinet Precepta, les ventes d'aliments bio en France devraient progresser de 8% d'ici à 2012, pour atteindre un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros - soit environ 2,5 % de la consommation alimentaire des ménages.

Avant que les producteurs sincères ne se réjouissent sincèrement, deux bémols:

-Primo, la production française, qui ne suffit déjà pas à répondre à la demande actuelle aujourd'hui, en sera encore moins capable. L'importation n'est pas un problème en soi (si la France veut bien se souvenir de son ancrage européen), mais ce qui l'est, c'est le flou des certifications bio dans certains pays fournisseurs.

-Secundo, toujours d'après Precepta, les principales gagnantes de cette embellie du bio seront... les grandes surfaces. Celles-ci verront verront leurs parts de marché grimper à 45 % des ventes de bio en 2012. Bio rimera donc de plus en plus avec négo. Ce qui fait craindre à beaucoup la généralisation d'un bio moins bio, un bio cosméto, avec des certifications allégées et un esprit très différent.

Rançon du succès? Dévoiement? Selon que vous serez convaincu du bio ou convaincu de son intérêt marketing, votre avis diffèrera...

06:37 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

08 novembre 2009

Waleureuse presse généraliste!

Le Républicain Lorrain, Le Midi Libre, Libération... tous recopient servilement la dépêche de l'AFP qui traite de la baisse des prix du Champagne, et dont j'ai déjà eu l'occasion de vous entretenir (voir mon post du 6 novembre).

Je dis servilement, parce que quand tous ces media écorchent systématiquement le nom d'un des interviewés, en reproduisant l'erreur de l'AFP (Wranken au lieu de Vranken), la profession de journaliste n'en sort pas grandie. A se demander si ces rédacteurs ont un jour mis les pieds en Champagne, où le groupe Vranken-Pommery a pourtant pignon sur rue.

Plus grave encore: que tous ces titres reprennent la même dépêche erronée, sans la vérifier, sans y ajouter quoi que ce soit, sans se donner la peine de fouiller plus profond (au niveau des prix réellement pratiqués, par exemple), a de quoi faire douter du pluralisme de l'information.

Et c'est cette presse-là qui veut nous en remontrer? Qui discute les mérites de la blogosphère? Les capacités d'analyse des bloggeurs? Wous woulez rire!

Tiens, voila que je me prends pour Olif...

22:47 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |