30 juillet 2009

A quelle sauce les vignerons français seront-ils mangés?

Michel Issaly, Président des Vignerons Indépendants de France, a adressé un courrier à Marion Zalay, Directrice de l'INAO, "afin de lui faire part du manque d'informations des vignerons concernant la validation et le contenu des cahiers des charges et des plans d'inspection et de lui demander quels sont les moyens que ses services entendent mettre en œuvre pour améliorer le niveau d'information des vignerons".

Comme le dit à juste titre le communiqué: "Les vendanges s'approchent.... Il est donc grand temps d'apporter une meilleure lisibilité à la réforme. Les vignerons doivent savoir sur quelle base ils vont être contrôlés et éventuellement sanctionnés !"

La France, pays de l'hyper-administration, est aussi celui du système D.

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

29 juillet 2009

Vin, cancer... et journalisme

Je reviens sur la communication du Haut Conseil Français de Santé Publique que j'évoquais hier et qui, à ma grande satisfaction, se refuse à proner l'abstinence totale, comme l'y incitaient les prohibitionnistes de l'Institut National contre le Cancer. Les efforts de l'association "Honneur du Vin" ont sans doute contribué à ce revirement. Saluons-les au passage.

La partie est loin d'être gagnée, cependant. Le plus désolant, dans cette  histoire, c'est l'analyse qu'en font certains de nos confrères qui, manifestement, prennent leurs marottes pour des réalités. Ainsi de Sandrine Blanchard, dans le Monde du 28/07: celle-ci continue à dire que l'alcool est cancérogène à n'importe quelle dose, comme si c'était une vérité révélée, s'appuyant toujours sur la pseudo-enquête WCRF. Elle ne met pas en doute les objectifs de l'INCa, juste sa méthode.

Le lecteur en ressort même avec la désagréable impression que le Haut Conseil de la Santé Publique a basé sa décision sur des raisons tactiques plutôt que sur une analyse de fond des dangers réels.

Et c'est un verre de vin qui est mis en support visuel de l'article du Monde, comme si le vin était le catalyseur de tous les excès. Ce qui est à côté de la plaque.

Chers confrères français, il est urgent d'engager un dialogue avec nos collègues de la presse généraliste, de leur faire connaître nos arguments statistiques et scientifiques, de refuter les thèses catastrophistes qu'ils sont trop enclins à relayer - en un mot, de les "retourner". Nous avons la connaissance, mais c'est eux qui ont l'audience.

Aujourd'hui, c'est comme si la "grande presse" française avait honte du vin. C'est elle qui nous fait honte, parfois, dans son manque d'objectivité. Elle contribue à diaboliser le vin au moins autant que les hygiénistes institutionnels: "Si c'est dans le Monde..."

Et ce n'est pas qu'un phénomène français. Le principe de précaution frappe aussi dans les gazettes anglaises, allemandes, espagnoles, même sur la BBC...

Il faut changer cet état de fait. Toutes vos suggestions sont les bienvenues, amis blogueurs.

00:36 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |