04 septembre 2009

Mon vigneron chez les riches

Selon les dernières estimations d'un magazine de gens fortunés dont la décence m'empêche de citer le titre, on peut être Français, faire du vin et être riche. Très riche, même. La preuve: Bernard Arnault, Pierre Castel, Patrick Ricard et Bernard Magrez, qui se classent parmi les 100 Français les plus riches du moment.

Un bémol: rares sont ceux qui ont fait leur fortune dans le vin. A l'inverse, on ne compte plus ceux pour qui cette "danseuse" a signifié quelques grosses ponctions dans leur joli magot.

Vous connaissez la blague: "Comment gagner un peu d'argent dans le vin? En perdant beaucoup d'argent". 

Heureusement, il y a l'image... Gentlemen-grower, ça pose un homme d'affaires, ça peut même lui donner un vernis de culture et de style. J'ai des noms.

Parallèlement, il y a pas mal de bons vignerons - même de célèbres - qui tirent la langue, ces temps-ci, et auxquels leur banque refuse des crédits. La Fontaine en aurait fait une belle fable...

La banque n'est pas préteuse, c'est là son moindre défaut.

A force d'investir dans des obligations pourries,

Pour faire à très court terme de plantureux profits,

Elle a perdu beaucoup d'euros.

Alors aux petits vignerons,

Elle ne prête plus un rond.

 

 

 

09:32 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

31 août 2009

Les exportations françaises de vins chutent lourdement au premier semestre

Selon les Douanes françaises, sur les six premiers mois de 2009, les exportations françaises de vins et spiritueux ont chûté de 24,6% par rapport à l'année précédente, à 3,28 milliards d’euros. Soit le niveau de 2004.

Côté vins, les AOC sont plutôt plus touchées que les autres catégories. Les Champagnes s'effondrent de 45,2% en valeur; les vins de Loire sont à -28%, les Bordeaux à -27,5%, les Bourgogne à -30,3%, les Beaujolais à -22,8%, les Côtes du Rhône à -14,3%, l'Alsace à -13%, le Languedoc à -8,5.

Seule la Provence, grâce à ses rosés, limite la casse (-1,4%). Les vins de pays, quant à eux, sont quasi-stables à -0,6%, tandis que les vins de table progressent de +3,3%.

Tout se passe comme si les marchés se tournaient vers les produits bon marché, un créneau sur lequel la France n'est pas forcément la mieux placée. Dans ce contexte, les efforts pour limiter les entraves réglementaires et les charges qui pèsent sur les vins hexagonaux prennent tout le sens.

 

00:56 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |