24 décembre 2009

La Chine reconnaît l'IP Cognac

En prélude à la visite de François Fillon à Pékin, les autorités chinoises viennent de reconnaître l'indication géographique Cognac, avec comme corollaire le droit de propriété intellectuelle liant ce produit à sa zone de production. Une première, dans un pays où la contrefaçon était jusqu'ici d'autant plus difficile à contrer que les appellations étrangères n'étaient pas reconnues. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, la Chine est un des rares marchés, avec le Mexique, où la liqueur charentaise a vu ses ventes s'accroître au cours de la campagne 2008-2009 (de +3,3%, à 31.919hl). 

Cette reconnaissance ouvre la porte à d'autres reconnaissances du même type.

 

08:28 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

23 décembre 2009

OGM: non, mais oui, peut-être

Pas de rapport direct avec la vigne (quoique), mais les habitués de ce blog connaissent mes préoccupations en matière d'écologie, alors ils apprécieront peut-être cette info.

Un avis du Haut conseil (français) des biotechnologies, rendu public ces derniers jours, stipule que la culture du maïs OGM MON 810, de Monsanto, "présente plus d'inconvénients que d'avantages". Ce Haut Conseil avait été saisi par le gouvernement français d'une demande concernant l'éventuelle autorisation de ce maïs transgénique. Maïs qui, pour ceux qui l'auraient oublié,  est sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis 2008 ,de même qu'en Allemagne, en Autriche, en Grèce, en Hongrie et au Luxembourg. Mais Monsanto ne se décourage jamais.

Le détail de l'avis du Haut Conseil est intéressant: une majorité de membres de son Comité économique, éthique et social (une de ses deux composantes) a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages. Mais son Comité scientifique - son autre composante - a noté  que certaines questions posées à l'Autorité européenne de sécurité des  aliments (Aesa) n'avaient pas obtenu de réponse, "du fait de l'absence d'effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir".

Cette dernière analyse laisse donc clairement une porte ouverte à l'expérimentation. Le Haut Conseil semble donc divisé, entre d'une part, des réprésentants de la société civile, plutôt inquiets, et des scientifiques qui le sont moins. Le débat n'est pas nouveau, les arguments sont connus. Mais il trouve là une saisissante illustration.

Pas sûr, donc, que ce genre d'avis constitue une aide pour les décideurs politiques qui sont, de plus, soumis à des pressions énormes. Triste monde où l'appât du gain, les prébendes politiques et les financements plus ou moins occultes de la recherche ne sont contrebalancés que par la seule crainte de pertes de voix aux élections à venir.

Ou bien, si vous êtes du bord de Monsanto, triste monde où le principe de précaution primerait sur toute possibilité de progrès.

C'est là que j'en reviens au vin. Au nom du même principe de précaution, des hygiénistes voudraient nous convaincre que le premier verre de vin nous empoisonne.

On le voit, les voies de l'enfer sont pavées de bonnes intentions.

Sur ce, je bois à la notre santé, tant que ce n'est pas interdit.

 

00:23 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |