03 mai 2010

Josiane, Carrefour et moi

Je reçois ce gentil mail dont je me demande bien ce qu'il vient faire chez moi.

"J'ai acheté une bouteille dans le supermarché Carrefour d'Etampes (91) à 5,95 euros et je suis désolée ( surtout pour moi) de vous apprendre qu'il est bouchonné. Cordialement."

Josiane Noël

Merci Josiane. Je suis aussi désolé que vous, mais je ne peux pas vraiment vous aider.

Carrefour France ne m'a pas confié son service après-vente, et c'est heureux pour moi comme pour eux.

Tout aussi cordialement

Hervé

Carrefour

21:42 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : carrefour, france, vin, bouchon | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

01 mai 2010

Bientôt de l'Albariño en France?

Dans son histoire, l'Espagne a fourni à la France bon nombre de cépages - le carignan, le grenache, l'alicante et le mourvèdre, notamment. Il faut dire que dans les siècles passés, les plants ne connaissaient pas de frontières. Aujourd'hui, c'est plus compliqué, il y a les certificats, les pépinières agréés, les catalogues nationaux. Et ne croyez pas que le fait d'habiter dans la même maison européenne ait simplifié ce genre de procédures... Les Etats nations et les administrations veillent au grain... et même au plant.

Ramarquez que tout cet arsenal n'a pas empêché les Australiens se se faire fourguer voici quelques années par des pépinières espanoles des plants d'Albariño qui se sont révélés être de l'excellent... savagnin.

Bref, comme l'Albariño est à la mode, quelques régions françaises se sont mis en tête de l'acclimater.  Ainsi, la Chambre d’Agriculture de l’Hérault a déposé devant le Comité technique Permanent de la Semence et des Plants (si vous ne connaissiez pas son existence, c'est maintenant chose faite), une demande d’inscription au catalogue français pour ce cépage estranger - donc, suspect.

Ce Comité devra statuer sur une alternative simple: soit inscrire l'Albariño sur la base des données techniques déjà disponibles sur ce cépage au Portugal et en Espagne, soit de prévoir d’autres essais au préalable. Puis le Ministère de l'Agriculture tranchera. Mais comme le Ministère de l'intérieur n'a pas son mot à dire, cela devrait nous épargner de tristes scènes de reconduites à la frontière.

Ma seule question, à moi, n'est pas d'ordre technique, ni administratif, mais climatique: l'Albariño est surtout planté en zone côtière, dans les Rias Baixas et dans le Minho, zones plutôt fraîches et humides, et résolument atlantiques. C'est là qu'il donne le meilleur de lui-même. Comment se comportera-t-il en zone méditerranéenne?

Vous me direz bien sûr que ce n'est pas de la compétence du Comité Théodule de la graine, alors de quoi je me mêle!

Or doncques, si tout se passe bien, on pourrait planter de l'"Albarin" dès la prochaine campagne dans le vignoble héraultais. Trois ou quatre ans plus tard, nos raisins dûment naturalisés pourraient trouver un débouché dans des vins français sans indication géographique; et puis, en cas d'affinités, se voir progressivement homologués dans l'une ou l'autre IG.

00:22 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : albari o, cepages, administration | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |