13 avril 2010

Le CIVB gagne en appel contre l'ANPAA

Je ne l'apprends qu'auourd'hui au détour de la Lettre du CIVB rqui a le triomphe très modeste), plus de trois ans après le jugement du Tribunal de Grande Instance (en date du 19 décembre 2006), la Cour d’Appel de Paris a de nouveau condamné l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie à verser 3.000 euros au CIVB, ainsi qu’aux dépenses d’appel.

L'ANPAA considérait que certaines publicités du CIVB mettant en scène des professionnels de la filière des vins de Bordeaux, n’étaient pas conformes à la loi Evin.
Par ailleurs, pour l’ANPAA, le fait de mentionner “Les Bordeaux, des personnalités à découvrir” à côté des professionnels photographiés, avait pour objectif, non pas d’informer le consommateur mais de personnaliser le vin.
Enfin, faire figurer à côté de la mention “l’abus d’alcool est dangereux pour la santé”, les mots “à consommer avec modération” visait, d’après l’ANPAA, à amoindrir la portée de l’avertissement sanitaire.

Dans les attendus de son arrêt en date du 26 février 2010, la Cour d'Appel rappelle que les caractères des appellations d’origine sont dus exclusivement ou essentiellement au milieu géographique, lequel comprend des facteurs naturels et des facteurs humains.
Le tribunal note aussi que la loi Evin ne vise pas à interdire la publicité mais la consommation abusive. Enfin, le tribunal précise que la référence aux terroirs de production permet l’expression publicitaire au niveau du texte, du son, ou de l’image.

On n'ose espérer que ce jugement calme les ardeurs procédurières de l'ANPAA: de ce côté là, il y a comme qui dirait une addiction de sa part...

05:30 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : bordeaux, anpaa, hygienisme, justice | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 avril 2010

Jean-Michel Deiss: quid du lien au terroir?

Lu dans Vitisphère, cette mise en garde de Jean-Michel Deiss: «On doit prévenir le vignoble de ce qui se passe: il y a une véritable volonté en France en haut lieu de saborder le lien au terroir, parce qu’ils pensent que c’est trop casse-gueule. On ne laisse pas aux gens des appellations la place de se définir eux-mêmes, et ensuite on va faire déguster les vins à d’autres personnes pour que celles-ci disent ce qui est de l’appellation: j’appelle ça de l’arbitraire. On est en train de dissoudre la dimension collective et l’énergie d’un groupe. On va écrire trois phrases bateau, et que les meilleurs gagnent. Et on continuera à avoir des Saint Emilion Grand Cru à 3-4 euros, et d’autres à 500. Comment les gens vont-ils comprendre la différence?»

19:35 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : terroir, alsace, vin, deiss | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |