26 juin 2010

Le cépage, nouveau cheval de bataille des gros exportateurs français?

René Moreno, le président de l'Anivin de France, entend miser sur le cépage pour l'exportation des vin sans indication géographique, ce que permet la nouvelle réglementation européenne: "Le nom du cépage est devenu un référent incontournable". 

L'Anivin, qui regroupe un bon millier de producteurs, dont de très gros opérateurs, pense que la France a perdu des parts de marché en se focalisant sur ses vins d'AOC, sa tradition, ses terroirs, toutes choses difficiles à expliquer aux néophytes.

Vaste débat. Faut-il fournir au consommateur ce qu'il est capable d'apprécier spontanément ou bien faut-il l'éduquer? Les deux sans doute. D'ailleurs, il n'y a pas qu'un seul type de consommateur.

Attention, cependant, à ne pas déshabiller Paul pour habiller Pierre, les efforts louables des gros opérateurs pour vendre des vins de cépages à bas prix seront tout bénéfice s'ils permettent de débarrasser les AOC de vins qui ne méritent pas cette mention. Ce serait le meilleur des deux mondes.

Mais il faudra veiller à ce que l'image de la  Maison France ne soit pas ramenée à son plus petit dénominateur commun, que les vins de France ne soient pas réduits à la mention "Vin de France", celle de vins simples, concurrentiels, certes, mais sans caractère affirmé, puisqu'ils doivent plaire au plus grand nombre et aux non initiés...

09:43 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21 juin 2010

Air France se paie les services d'un grand sommelier - enfin?

La sommellerie, cela mène à tout, à condition d'en sortir. Et d'être bon. Regardez nos amis Boschman, Spies... ou Olivier Poussier.

C'est à ce dernier qu'Air France vient de confier le soin de sélectionner les vins de sa nouvelle carte de vins.

Air_France

Ce ne sera pas du luxe. Lors de mes derniers déplacements sur la compagnie nationale (longs couriers), j'ai été effaré, primo, par le manque de choix, et secundo, par les choix eux-mêmes.

Sur un Paris-Montréal, m'a ainsi été servi un Vin de Pays d'Oc Cabernet Merlot. Pas très représentatif, ni des grands terroirs de ces deux cépages, ni même de la typicité languedocienne...

D'aaccord, j'étais en classe économique, mais un bon Corbières de grenache, de syrah ou de Carignan n'aurait pas coûté plus cher...

Et puis, sur le dessert au chocolat, on m'a donné une fiole de Porto.

Je ne pense pas que la TAP offre du Maury ou du Rivesaltes, elle... Il paraît que nous avons d'excellents VDN, en France. Ce n'est pas sur Air France qu'on apprendra à mieux les connaître. J'espère qu'il n'y avait pas de Roussillonais sur mon vol...

 

Rivesaltes

Les grands VDN français existent, j'en ai dégusté...

 

Alors, bonne chance, Olivier, une compagnie aérienne, c'est un peu comme la vitrine d'un pays... Comme la cave de l'Elysée, de l'Assemblée Nationale ou de la Mairie de Paris... ou comme l'équipe de France de football.

 

 

06:52 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |