15 juillet 2010

Boire bon rend-il moins con?

Ce titre n'est pas de moi mais de Jacques Berthomeau, qui y consacre une chronique (c'est ici)

Par esprit d'escalier (roulant), et pour parler plus spécifiquement du noble breuvage de bacchus, cela me rappelle une étude danoise qui montrait que les buveurs de vin vivent plus longtemps et en meilleure santé. Mais on s'est vite aperçu que les buveurs de vin se recrutaient d'abord parmi les Danois les plus diplômés; il y avait donc un biais.

Tout ça pour dire que non seulement il est bien possible que le vin rende moins con parce qu'il incite à une consommation culturelle (enfin, dans certains cas au moins); mais en plus, il semble qu'on soit moins con avant de choisir de boire du vin (pour autant, bien sûr, que les diplômés ne soient pas des cons, ce qui n'est pas une vérité absolue).

Plus sérieusement, je vous incite à lire le supplément de Science & Vie consacré au vin, actuellement dans les kiosques.

Un dossier à plusieurs mains, bien documenté, intéressant, et qui, s'il n'atteint pas l'objectivité, y tend, au moins. J'en suis d'autant plus heureux que le même magazine, voici deux ans, avait relayé sans discernement la pseudo-étude de l'Institut National du Cancer, concluant avec elle que le premier verre de vin était déjà nocif pour la santé.

Mainfestement, la rédaction a fait du chemin, intellectuellement parlant. Peut-être l'effet de la consommation de vin? Modérée, bien sûr!

Amis cons et moins cons, frères en connerie, votre avis m'intéresse!

11:02 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

14 juillet 2010

Jaillance m'étonne

Vous connaissez Jaillance, la marque ombrelle développée par la Cave de Die pour accueillir des bulles des quatre coins de l'Hexagone (qui en a six).

Je me demande si l'ombrelle n'est pas un peu trop large, aujourd'hui. Chez Carrefour, hier, je suis tombé sur une nouvelle référence Jaillance, un Chardonnay (sans plus de mention d'origine). Sauf que la contre-étiquette indique l'élaborateur, son partenaire bordelais.

Imaginez mon étonnement: Jaillance a choisi de mettre en avant un Chardonnay de Bordeaux, sans appellation, plutôt que son Chardonnay de Bourgogne, qui lui, pourrait être Crémant de Bourgogne.

A part le prix, je ne vois aucune raison à ce choix.

Notez que je n'ai jamais convaincu par les Crémants de Bordeaux, un complément de gamme des plus anecdotiques pour la production régionale, à mon humble avis, et qui n'aurait jamais du être accepté parmi les Crémants.

Ceux qui ne sont pas nés de la dernière bulle se rappellent peut-être que les Crémants se flattent d'accueillir des productions de tradition. Ce n'est manifestement pas le cas de la bulle bordelaise.

Mais c'est certainement là un combat d'arrière-garde de ma part: la mention Crémant est-elle importante, aujourd'hui, pour Jaillance?

10:37 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |