20 août 2010

La Face Cachée du Vin

Deux passionnés, M. Septime et Laurent Baraou, un blogueur et un caviste, se sont associés pour écrire un livre au titre ambitieux: "La Face Cachée du Vin".

Voici leur argumentaire.

"Le vin est devenu un produit standardisé, industriel et mondialisé, élaboré par des œnologues maîtres en vinification technologique et chimique de raisins issus d'une agriculture chimiquement assistée. Il trône dans les linéaires des supermarchés et s'exporte comme symbole d'un art de vivre à la française.

Pourtant la vérité est tout autre. Depuis l'après-guerre, la chimie est venue remplacer le travail de l'artisan vigneron, d'abord pour l’aider mais par la suite pour se substituer à lui. Le paysan s'est transformé en viticulteur pour ne pas dire simple applicateur de solutions phytosanitaires. A la fin du processus, le vin vendu en grande distribution est plus proche du Cheddar que du Camembert AOC au lait cru.

Pourtant, des vignerons résistent et proposent des vins différents à chaque millésime, exprimant leurs terroirs dans le respect des sols et de la santé des consommateurs comme de celle des ouvriers agricoles.

La Face Cachée du Vin a pour objectif d'alerter l'amateur sur la production de vins standardisés, lui révéler "tout ce qui n'est pas naturel dans les vins" et lui proposer la découverte des meilleurs vins de terroir. Une façon de retrouver le vrai plaisir de boire – avec modération – mêlant plaisir et convivialité."

Voila qui donne envie d'en lire plus, non?

Plus d'info: Bourin Editeur, Emmanuel Amar, eamar@bourin-editeur.fr

 

PS. Aucun rapport avec les articles récents parus dans la presse au sujet de Royal Wine Merchants, de Robert Parker et d'Hardy Rodenstock. Il n'y a pas qu'une seule face cachée dans le monde du vin. Ou comme on disait chez Pink Floyd: "There's no dark side of the moon; as a matter of fact, it's all dark..."

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (17) | | | |

17 août 2010

Le Champagne de la Baltique n'était pas du Veuve Clicquot

Le Champagne de la  Baltique n'était pas du Veuve Clicquot

Non, les bouteilles de Champagne repêchées dans la Baltique le mois dernier n'étaient pas du Veuve Clicquot!
Il y avait bien une ancre sur la bouteille (de type Maubeuge, utilisée au 18ème et 19ème siècles), mais c'était celle d'une petite maison de Châlons, Juglar, qui a fermé ses portes au 19ème siècle, et qui utilisait aussi cette identification.
Le nom de Juglar étant estampillé sur ma bouteille, il n'y a donc aucun doute. Et c'est Veuve Clicquot qui le précise, ayant examiné les bouteilles découvertes. La Maison n'en avait  d'ailleurs jamais officiellement revendiqué la paternité.

Quoi qu'il en soit, ce lot paraît bien le plus vieux jamais retrouvé à ce jour, et cela confirme que dès la fin du 18ème siècle, un courant d'affaires existait entre la Champagne et la mer baltique, soit à destination des villes commerçantes des pays Baltes, soit à destination de la Russie.

Un long voyage soumis aux aléas du vent et de la mer, et qui s'est terminé au large des îles Aland, région autonome de Finlande.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, France | Tags : vin, vignoble, champagne, histoire, baltique, russie, veuve clicquot | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |