06 novembre 2010

L'Accent Catalan

Cela fait un bon bout de temps que je n'ai pas traîné mes guêtres du côté de Perpignan ou de Banyuls. Et juste au moment où ça commence à me peser, voilà qu'à un jet de pierre de chez moi, en plein centre de Waterloo, paisible et sérieuse cité qu'on aurait peine à qualifier de méridionale, sauf peut-être si l'on réside à Narvik..., voilà que s'installe un magasin de spécialités roussillonnaises.

drapeau ane.JPGAvec l'âne en prime!

Cela s'appelle L'Accent Catalan, et pour une fois, ce n'est pas de la com. L'exploitant, Michael Fernandez, a bel et bien l'accent de là-bas; et ce qu'il propose est indéniablement de là-bas.

J'ai poussé la porte du magasin à peine trois jours après l'ouverture, et j'ai entamé derechef de sérieuses révisions en gastronomie roussillonnaise.
J'ai commencé par les boles de picoulat, un plat aussi simple que roboratif que mon fils et moi avons fiérement réchauffé pour toute la famille, accompagnés  d'aubergines grillées de même provenance. Vive la conserve quand elle est bonne!

Il n'y a guère eu de réclamations, d'autant que le tout était arrosé d'un Collioure rouge de l'Abbé Rous, la Cuvée des Peintres, ma foi aussi fruité que gouleyant. En attendant de pouvoir y trouver les vins de Coume Majou...

Bon, je vous laisse, je continue les révisions...

Contact: 378 chaussée de Bruxelles, B-1410 Waterloo; michael@laccent-catalan.com

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (8) | | | |

05 novembre 2010

En direct du Poitou

A Marigny-Brizay, au coeur du Poitou (tiens, on dirait du Wiliam Sheller), Frédéric Brochet a entrepris de rendre à un vieux terroir viticole ses lettres de noblesse – en culture biologique, bien sûr, car c’est un fondu de l’écosystème. Homme de savoir (il a fait l’Ecole Normale Supérieure), il est devenu homme de vins (il est Docteur en Oenologie). Ses gammes se répartissent en trois lignes de vins: Sa gamme s’articule entre trois grandes lignes: Brochet (les vins d’auteur), Ampelidea (les grands vins.), et Marigny-Neuf (les vins «Premium», comme on dit en Australie où Frédéric a fait un stage lors de ses études d’oenologie).

marigny_neuf_sauvignon_blanc_2005__50326_zoom.jpgMarigny-Neuf

Dans cette dernière gamme, j’ai choisi le sauvignon 2008. Un vin d'agriculture bio issu de vignes jeunes de trois terroirs distincts, frais ou ensoleillés, complémentaires, , et qui se veut l’illustration du cépage. C’est réussi. Au nez, dès les premières secondes, c’est une explosion de kiwi, de fruits de la passion, de mangue, le tout enrobé de miel; la bouche est plus florale, fringante et pointue. En finale, les fruits reviennent, bien mûrs – on songe un instant à un albariño.Très belle bouteille. Et Brochet en produit 200.000 par an... A noter le capsulage à vis, pour la facilité. Et le rapport qualité prix!

14:30 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : poitou, vin, vignoble, brochet | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |