22 septembre 2010

Classement des marques de Champagne dans la GD française

Etonnant, le classement des marques de champagnes vendues en grande distribution française établi par nos confrères de Rayon Boisson.

Etonnant, parce que les plus grandes marques ne sont pas toujours celles qu'on pense. Et parce que certaines autres brillent par leur absence: Mercier, Laurent Perrier, Taittinger, par exemple.

Mais les promotions semblent influencer ce marché très volatile au moins autant que la force réelle de l'image des marques.
On notera aussi la grande atomisation du marché: à peine 7% pour le premier, ce n'est pas ce qu'on peut appeller une domination. De là à dire que ces marques sont interchangeables, il y a un pas que l'on ne franchira pas. Pas avant de connaître les chiffres des marques de distributeurs, en tout cas.

Marques et % des ventes en valeur

De Cazanove : 6,9 %
Mumm : 6,1 %
Alfred Rothschild : 6 %
Nicolas Feuillatte: 5,7 %
Canard Duchêne : 5,6 %
Heidsieck Monopole: 4,2 %
Charles Lafitte: 3,3 %
Vranken (avec Demoiselle) : 3,1 %
Moët & Chandon : 2,7 %
Piper Heidsieck : 1,6 %
Lanson : 1,6 %
Pommery : 0,6 %

Source: Rayon Boissons (ventes en GD du 25 mai 2009 au 23 mai 2010).

08:05 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Les repas avec ou sans

Si vous écoutez les radios françaises, ces derniers temps, vous n'avez pas pu échapper à ces spots.

Je cite de mémoire: "il y a les repas sans" - ternes, mornes; et "il y a les repas avec", joyeux, conviviaux, plein d'allégresse.

Avec quoi? Avec un bon vin?

Bien sûr que non! Avec un Coca-Cola.

Je sais bien que ce n'est que de la pub et qu'on n'est pas obligé d'y croire. Mais les publicitaires ne font jamais rien sans un minimum de potentiel d'adhésion de la part de leur cible. S'ils ont décidé d"'investir le territoire du repas", s'ils s'attaquent à ce fief de l'eau, de la bière et du vin, c'est parce qu'ils disposent sans doute d'études qui leur prouvent qu'au moins une frange de consommateurs est réceptive.

Qu'importe si leur breuvage se marie bien aux plats. Ce n'est pas la préoccupation des bouffeurs de France. Qu'importe si Coca les bourre de sucre ou d'édulcorant. Coca-Cola a des alliés jusque chez les nutrionnistes, il a payé assez de travaux de recherche pour qu'on ne l'accuse plus de créer des obèses.

Et ne venez pas leur dire qu'il américanise la France. Les Français s'américanisent bien tous seuls.

Dans la guerre des boissons, le breuvage de Bacchus manque de grandes marques, manque de  soutiens médiatiques, manque de relais politique; aussi est-il bien faible face aux sodas (ou même aux alcools et aux bières). 

Je ne serais pas surpris d'apprendre que la consommation de Coca-Cola dépasse celle du vin à table, dans bien des familles françaises.

"Au fait, le vin, combien de divisions", comme aurait dit Staline?

Je ne parle pas des divisions intestines entre régions et formes de productions, bien sûr...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, France | Tags : coca-cola, repas, américanisation | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |