14 novembre 2010

Vin et santé, la fin du mythe... et le début de la mauvaise foi

Retour sur le fameux article "Vin et santé, la fin du mythe" du 21 octobre dernier, avec l'erratum publié par Femina.

On se demande si l'erratum (tellement complaisant pour l'auteur) n'est pas pire que l'article initial, mais bon, mon sens du pluralisme l'emporte sur mon irritation...

Voici donc ce texte où la mauvaise foi ne dit jamais son nom: on ne s'excuse pas, on "précise". Les lectrices vigneronnes apprécieront: si les conseils minceur et le reste du coaching de Femina sont du même tonneau, autant lire Spirou, Mesdames.

Retour sur l'article Mieux-être du n°446

Article du 21/10/2010

Suite aux vives réactions suscitées par les propos du Pr Michel Bourzeix, directeur de recherche honoraire à l’Inra, retranscrits dans l’article Vin et santé, la fin du mythe, ce dernier, après avoir félicité notre consoeur Christelle Ballestrero pour son article «parfait, très concis mais disant tout ce qui est essentiel, dont nous espérons qu’il va enfin ouvrir le débat sur l’élaboration de vins mieux adaptés à la santé et à la nutrition, ce qui serait dans ce cas un grand succès», souhaite apporter les précisions suivantes.

« Il y a eu tout de même confusion dans la traduction de mes propos lors de notre conversation téléphonique. Je dois préciser que les vins du Languedoc-Roussillon ne font pas l’objet d’ajout de sucre de betterave pour augmenter le degré d’alcool (chaptalisation). Le degré d’alcool n’est dû qu’à la teneur plus élevée en sucre du raisin, en lien notamment avec le réchauffement climatique. Cette élévation, c’est vrai, pose un problème pour les consommateurs. Suite aux derniers travaux de recherche (Inra, IFV), il est maintenant possible d’enlever jusqu’à deux degrés d’alcool aux vins pour les ramener à des teneurs en alcool classiques, tout en respectant leur qualité. Toutes ces méthodes sont physiques et pas chimiques. Dans le respect des bonnes pratiques de vinification très codifiées par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), le vin ne pas être considéré comme une boisson issue de la chimie, mais uniquement de la fermentation du jus de raisin frais. Les produits chimiques sont interdits. Seuls les sulfites, antiseptiques protecteurs du vin contre les attaques des bactéries, sont autorisés. Ils empêchent, par exemple, qu’elles le transforment en vinaigre. Enfin, l’aspect Vin et Santé est un sujet étudié dans le monde entier par de nombreuses équipes médicales pour établir sans polémique les avantages et les limites d’une consommation modérée de vin, deux à trois verres par jour. Le vin est considéré dans certains pays, par exemple l’Espagne, comme faisant partie de l’alimentation, en lien avec sa composition en polyphénols, dès lors qu’il est consommé avec modération. »

 

PS. Dommage que la journaliste n'ait pas jugé bon de s'exprimer en personne... C'était "son" article, ses "conseils", tout de même?

07:51 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, santé, mythe, ballestrero | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

06 novembre 2010

L'Accent Catalan

Cela fait un bon bout de temps que je n'ai pas traîné mes guêtres du côté de Perpignan ou de Banyuls. Et juste au moment où ça commence à me peser, voilà qu'à un jet de pierre de chez moi, en plein centre de Waterloo, paisible et sérieuse cité qu'on aurait peine à qualifier de méridionale, sauf peut-être si l'on réside à Narvik..., voilà que s'installe un magasin de spécialités roussillonnaises.

drapeau ane.JPGAvec l'âne en prime!

Cela s'appelle L'Accent Catalan, et pour une fois, ce n'est pas de la com. L'exploitant, Michael Fernandez, a bel et bien l'accent de là-bas; et ce qu'il propose est indéniablement de là-bas.

J'ai poussé la porte du magasin à peine trois jours après l'ouverture, et j'ai entamé derechef de sérieuses révisions en gastronomie roussillonnaise.
J'ai commencé par les boles de picoulat, un plat aussi simple que roboratif que mon fils et moi avons fiérement réchauffé pour toute la famille, accompagnés  d'aubergines grillées de même provenance. Vive la conserve quand elle est bonne!

Il n'y a guère eu de réclamations, d'autant que le tout était arrosé d'un Collioure rouge de l'Abbé Rous, la Cuvée des Peintres, ma foi aussi fruité que gouleyant. En attendant de pouvoir y trouver les vins de Coume Majou...

Bon, je vous laisse, je continue les révisions...

Contact: 378 chaussée de Bruxelles, B-1410 Waterloo; michael@laccent-catalan.com

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (8) | | | |