06 janvier 2011

Castel et le Savour Club

Castel Frères va-t-il racheter le Savour Club? A ce stade, il s'agit encore d'une rumeur. Mais l'opération s'inscrirait très bien dans la stratégie de dévelloppement vers l'aval de Castel, qui, de producteur, est devenu successivement négociant (et pas des moindres), et distributeur (Nicolas, puis Oddbins, revendu depuis).

Savour Club.jpg

Reste à savoir si cette stratégie, qui a montré ses limites outre-Manche (les consommateurs anglais ont boudé l'offre par trop "Castel" des magasins Oddbins nouvelle version) sera payante avec Savour Club.

Castel aura-t-il à nouveau la tentation de faire le ménage dans l'assortiment, quitte à s'y retrouver seul? Les achats seront-ils intégrés, comme le voudrait une logique strictement financière, mais pas forcément une logique commerciale?

Question subsidiaire: les marques concurrentes resteront-elles? Aucun débouché de ventes n'est à dédaigner, bien sûr, mais passer par un concurrent pour écouler sa marchandise, et lui laisser une marge au passage, voila qui est un peu délicat.

Mais peut-être vais-je trop loin? Les affaires sont les affaires. Attendons déjà que celle-ci soit conclue...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Tags : vin, distribution, castel, vignoble | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

05 janvier 2011

Château de Rully: le charme discret de la Côte Chalonnaise

Lors des séances de dégustation d'IVV, on goûte, on note, on garde, on regoûte, on écarte. A l'aveugle, bien sûr. Quand on garde, c'est publié. Dans le cas contraire, c'est selon. Soit on laisse la bouteille, de dépit, soit on redéguste chez soi. C'est ce que j'appelle les "re-bus d'IVV".

Le vin que voici, lui, n'a pas passé la barre de la première dégu. Peut-être sera-t-il repêché. Dans le doute, je le repêche moi-même. Il s'agit du Château de Rully, un des domaines d'Antonin Rodet (Groupe Boisset). Un Rully  AOC Premier Cru La Bressande, millésime 2008.

Lors de la première dégustation, je l'avais trouvé plaisant, mais un peu creux. J'ai redégusté la bouteille le lendemain midi, et c'était une toute autre histoire. Je ne vais pas vous refaire le coup de l'aération, vous connaissez. Mais je tiens à défendre ce vin parce que je pense qu'il le mérite.

Château de Rully.jpgChâteau de Rully 2008 "La bressande"

D'abord, c'est un vrai chardonnay, avec ses notes de poire, de fleurs blanches, d'acacia et de fleur d'oranger, au nez; la bouche, délicate, est beaucoup plus marquée par les épices, en définitive, que par le bois que j'avais crû noter la veille. Le tout étant arrondi par un petit côté beurré. Pas vraiment gras, non, mais pas maigre  non plus. Cerise sur ce gâteau aéré, en finale, un soupçon de minéral relance la machine.

Au contraire de la fière bâtisse à laquelle les vignes servent d'écrin (une forteresse médiévale, plutôt carrée), ce vin est tout en dentelle. Fluide, subtil, pas du genre à s'imposer - mais ce n'est pas une raison pour passer à côté.

Mais une raison de plus de redécouvrir le charme discret de la Côte Chalonnaise.

 

00:06 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Tags : vin, vignoble, côte chalonnaise, rully, rodet | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |