22 février 2011

Le pinot néo-zélandais selon Marc André Gagnon

Toutes affaires cessantes, allez lire sur le site de mon copain Gagnon (Vin Québec) sa superbe chronique sur le pinot chez les Kiwis... c'est court, percutant, un peu vache (à peine), et surtout, extrêmement jubilatoire...

Bref, c'est ICI

20:35 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Canada, France, Nouvelle-Zélande, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21 février 2011

Mais où sont passés les vins de La Mancha?

Selon l'Observatorio Espanol del Mercado del Vino, la DO La Mancha a vu ses exportations baisser de 7,1% en 2010, à 40 millions de litres.  

Au palmarès de ses clients, on trouve au premier rang, l'Allemagne, et au second, la France, qui importe 7,8 millions de litres de vins de la Mancha, tous en vrac.

600px-Moulins_La_Mancha.jpgLes moulins de la Mancha

Ce qui me fait m'interroger: où vont ces vins?

On le sait, la région est principalement productrice de blancs du cépage Airen. Mais on en trouve rarement sur les tables des restaurants ou dans les linéaires, en France. En tout cas, pas sous ce nom. Ni même de rouges.

Alors que deviennent ces 7,8 millions de litres de vin? Entrent-ils dans des assemblages de vins de la Communauté européenne? Ou bien les distille-t-on? Dans les deux cas, n'est-il pas dommage qu'il perdent leur appellation au passage? Car même si la Mancha est un océan du vignes, n'oublions pas qu'elle bénéficie de la même protection, au plan européen, que la Romanée-Conti...

Et puis, petites questions subsidiaires: qui les importe, et à quel prix? Alors que les producteurs français croulent sous leurs stocks, et que les prix s'effondrent, pourquoi aller chercher en Espagne ce qui ne trouve pas preneur en France?

Comprenez-moi bien, ce n'est pas que je réprouve l'importation. Au contraire, je trouve que ce serait une chance pour la viticulture française que de pouvoir s'étalonner. Les consommateurs français y gagneraient, à terme. Mais là, ces vins de la DO Mancha ne sont pas vendus pour ce qu'ils sont, ils sont juste bons à "remonter" les vins français (ou à en rabaisser le prix), en toute discrétion; comme au temps de l'Algérie française...

Mais voila que comme Don Quichotte, je m'attaque à des moulins...

00:42 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France | Lien permanent | Commentaires (7) | | | |