27 janvier 2016

Pas de crise pour Millésime Bio 2016

Avec plus de 4.500 visiteurs uniques, et malgré un contexte difficile, la 23ème édition de Millésime Bio a confirmé l'attractivité de ce salon, notamment auprès des étrangers, qui représentent à présent plus de 25% des visiteurs.

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Les Belges, les Néerlandais, les Allemands et les Scandinaves sont les plus représentés.

Côté exposants, 873 entreprises de 14 pays étaient au rendez-vous. 

Plus d'info: Sudvinbio

25 janvier 2016

Alain-Dominique Perrin, Cahors et la solidarité vigneronne

Ce dimanche, nos confrères de Sud-Ouest, ou plutôt l'AFP, sous la plume de Loïc Vennin, consacraient un article au vin de Cahors. Vous pensez si cela m'a intéressé - je suis un fan historique de Cahors!

Mes parents en buvaient; j'y ai fait un des mes tout premiers voyages de presse à la fin des années 1980. Qui plus est, j'ai redécouvert l'appellation il y a quelques années - elle avait pas mal changé, et en bien ; je ne l'ai plus lâchée depuis.

En outre, même dans la presse régionale, ce n'est pas tous les jours qu'on en parle!

Comme le relèvent quelques commentateurs, l'article est un tantinet confus - c'est vrai qu'il n'est pas facile de résumer en peu de lignes une évolution de plusieurs décennies. L'idéal, M. Vennin, serait d'y revenir plus souvent!

Mais ce  qui a surtout retenu mon attention, c'est l'intervention d'Alain-Dominique Perrin.

Le propriétaire du Château Lagrezette ne fait pas dans le détail: "Cahors est un poids. La marque est illisible et précédée d'une mauvaise réputation. Ca va prendre 25-30 ans pour réparer l'image du cahors. Ne vous emmerdez pas. Mettez malbec en avant. Ca ira plus vite".

Notons que l'un n'empêche pas l'autre: la stratégie Malbec/Black Wine, mise en place par l'appellation, vise justement à lier Cahors et son cépage. Quant à la réputation de Cahors, elle s'améliore; et ce, d'autant plus vite que les vins de qualité inférieure sortent de l'AOC, et qu'apparaissent, à l'autre bout du spectre, des cuvées plus ambitieuses et mieux valorisées (je vous en ai déjà parlé ICI, ICI ou encore ICI).

Mais au fait, n'est-ce pas le même Perrin qui brade son Lagrezette chez Carrefour à 16,95 euros (contre 30 euros au caveau) au risque d'introduire le trouble dans l'esprit du consommateur, tant en matière de prix qu'en matière de circuits de distribution?

Finalement, n'est-ce pas plutôt Perrin qui est un poids pour Cahors?

S'il ne partage pas les valeurs de son appellation, s'il la méprise, même, au point de l'enfoncer dans la presse, je trouve qu'il devrait être logique avec lui-même, et la quitter.

Question subsidiaire: l'AOC étant un patrimoine commun, des vignerons ne peuvent-ils exclure, ou au moins suspendre, un "collègue" aussi peu confraternel? 

Pour rester dans le "ton" Perrin, tout en dentelle: et la solidarité vigneronne, bordel?

09:24 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |