18 juillet 2011

Prix de l'Oenotourisme, deuxième

Le palmarès de la deuxième édition des prix nationaux du Conseil Supérieur de l’Oenotourisme est a présent connu. Les primés sont les suivants:

Coopérative de Rasteau (Vaucluse)

La Table de l’Abbaye de Fonfroide (Aude),

Domaine Brigand à Massigny (Côte d'Or),

Le Relais de Montmartre à Viré (Saône & Loire),

Route des Vins et Fête des Vendanges de Jurançon (Pyrénées Atlantiques)

Interloire, pour l'action TGV Magazine Vitibreak et le site www.weekendbreak.fr.

160 dossiers candidatures ont été examinés au total, ce qui démontre un intérêt croissant de la part des cateurs de l'oenotourisme.

00:26 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France, Languedoc, Loire, Midi, Provence, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

17 juillet 2011

Léon en Fenouillèdes

Pour plus de visibilité, je me permets de reproduire ici le commentaire de mon ami Luc "Léon" Charlier, vigneron flamando-catalan, qu'il a laissé ce soir sur le Blog des 5 du vin, en bas d'un article de Michel Smith (autre ami précieux), à propos d'une mémorable soirée en Fenouillèdes.

Ceci, afin que nul n'en ignore, Belges, Français, Terriens, présents et à venir, comme on dit dans le Moniteur Intergalactique.

Les yeux embués de larmes et de quelques vapeurs de Casot, il me semble en effet voir dans ce commentaire comme le manifeste du parti vinique international, le texte fondateur d'un nouveau désordre mondial, celui de la convialité. Luc mélange avec un brio qui n'appartient qu'à lui les musiques, les vins, des saveurs, les bons mots, les belles images, la bonne chair et la bonne chère, le goujat sacré et le sacrément profane. Il bat les cartes, et quand il les redistribue, on dirait qu'il y en a plus. C'est ce que j'appelle un homme de partage. Sa richesse n'est pas dans ses poches, elle est dans sa tête et dans son coeur grand comme l'internationale utopiste. Comprenne qui voudra.

Cher Michel,

Nous participions toi et moi hier à la «Foire aux Vieux Cépages» de Trilla, largement co-organisée par Mechthild, la femme de ton confrère et ami Andre Dominé. Elle joue avec brio le rôle d’ajointe au maire de cette petite commune de 60 habitants. Moi, j’avais amené un blanc sec de macabeu (vigne de 60 ans d’âge) et notre vieux carignan, en plus des assemblages traditionnels de la vallée de l’Agly. Sur place, outre quelques domaines «hors sujet» venus écouler leurs cubis (?????), le ton était clairement à «Carignan über alles», la colonie germanophone de ce coin de Fenouillèdes (occitan) étant la plus active.

L’après-midi – après avoir terminé le module dont tu m’as aimablement fait cadeau, modeste contribution au bien-être du peuple cubain – nous avons pu nous régaler aux accents combinés du duo composé par la délicieuse «Mademoiselle Hortensia» et de son «one-man band» (tuba + balalaïka, inédit je crois) de compagnon: le CATASTROPHONE. Ils me font irrémédiablement penser à la paire (semi-défunte hélas) de l’irrésistible Catherine Ringer et Fred Chinchin.

La fête populaire (180 personnes) qui dura jusqu’à passé une heure du matin, sous les étoiles et sans un pet de vent, vit un amalgame étonnant d’alternatifs, de pseudo-punks, d’intermittents du spectacle, d’agriculteurs, de «djeuns», de vignerons, d’un conseiller régional, d’ex-soixante-huitards allemands ou anglais, d’un dessinateur américain, de minettes en quête de quéquette ou de cougars en quête de braquemart et, plaisir ultime, une ravissante danseuse pseudo-brésilienne sur le podium. «Oui, mais t’as vu la hauteur de ses talons?» me dit bêtement mon Héraultaise de compagne.

Enfin, incongruité majeure, la table où nous engloutîmes la paëlla (fort bonne d’ailleurs, bravo au traiteur !) rassembla une compagnie polyculturelle et polyglotte (oui, même des Français maniant espagnol, allemand, portugais et trois mots d’anglais!).

Comme, suite à une incompréhension au sein de l’organisation, le vin manqua vite à table, ne reculant devant aucun sacrifice, nous avons bradé les invendus du jour de la Coume Majou à un tarif très démocratique et toute cette joyeuse assemblée se régala des arômes mûrs de la garrigue du «Fenolheda».

Et là, mes petits amours, les capsules à vis volèrent: personne pour se plaindre de ne pas devoir sacrifier à la cérémonie du tire-bouchon, cette grande tradition hexagonale. Et Lavilliers de me chanter : «Genta fina – outra coisa...».  Mais quelle ambiance !

Luc Charlier

 

PS (de moi, pas de Luc): Amis de l'espace, saluez Paulot de ma part. Car dans capsule, il y a Paulot.

23:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |