05 décembre 2011

Fontfroide, l'abbaye, les vins, les gens

J'ai connu l'abbaye de Fontfroide il y a une vingtaine d'années, comme touriste; je l'ai visitée par une chaude journée d'été, je me souviens encore de la beauté sobre de son cloître et sa fraîcheur. J'y suis revenu quelques années plus tard, comme journaliste, à l'invitation des vignerons des Corbières, pour un concert.

Puis, voici quelques mois, j'en ai  entendu parler à nouveau, à la télévision, lors d'une émission de Racines et des Ailes consacrée au Patrimoine de France. On y relatait l'arrivée des nouveaux occupants, venus de  Paris pour redonner un nouveau souffle à la vieille demeure - pas facile de démarrer cette nouvelle vie, mais à coeur vaillant, rien d'impossible...

La vigne, à Fontfroide, a beau être une histoire de plus de 900 ans, elle a connu bien des vicissitudes. L'abbaye elle-même a bien failli disparaître: elle a été rachetée et sauvée de la destruction en 1908 par un  certain Gustave Fayet. Aujourd’hui, ce sont ses descendants qui ont repris le flambeau, qui dans la viticulture, qui dans l'organisation de spectacles et d'expositions, qui dans la restauration des jardins...

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Laure de Chevron Villette nous présente une de ses cuvées

 

Et puis l'autre jour, à Lille, sur le salon des Vignerons Indépendants, voila que je tombe sur le stand des vins de Fontfroide. Pas de doute, il s'agit bien de l'abbaye. Je me présente à la dame qui tient le stand - Laure de Chevron Villette - celle que j'avais vue dans le reportage; joli sourire, beaucoup d'élégance. Et je commence à déguster - les cuvées ont des noms latins, on se croirait à Saint Honorat. Ou à Westvleteren, chez les Pères Trappistes...

Tout en écrivant les commentaires qui suivent, j'apprends que le domaine renferme 35 ha de vignes; que les propriétaires actuels ont repris le domaine il y a 7 ans; qu'à l'époque, Fontfroide ne vendait pas en bouteilles.

Ces notes, les voici:

Oculus 2010
Beaucoup de fraîcheur malgré l'alcool - cet "oeil" a beaucoup de profondeur. Un séducteur. 14,5/20 Syrah-grenache.

Deo Gratias 2008
Épicé, mais soyeux, charmeur, le bois (usagé) est très bien fondu. Belle finale sur le fruit noir, le noyau de cerise. 15/20

Laudamus 2010
Dès l'abord, du fruit; et des  épices de la garrigue; pas de bois,  Très charnu et bien mûr, en bouche; des moines, il a la rondeur et l'onctuosité de langage, le débit étudié; mais des épaules bien carrées, tout de même. Mourvèdre, grenache, syrah. 15,5/20

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Monacale, la gamme...

Si vous passez dans le coin, emmenez la famille: l'abbaye, outre le caveau et ses vins, c'est un ensemble unique, une véritable petite cité close dont les bâtiments retracent l'histoire monastique du 11è au 18ème siècle. Et puis une roseraie (3000 plants), un restaurant gastronomique...

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : languedoc, vin, vignoble, aude, fontfroide | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

04 décembre 2011

La Gastronomie française est classée, d'accord... et après?

Mes plus fidèles lecteurs s'en souviennent, j'avais osé émettre quelques doutes, l'an dernier, sur le niveau réel de la  gastronomie française, que celle-ci soit classée par l'Unesco ou pas.

Le Monde, aujourd'hui, va encore plus loin, se demandant si l'Hexagone respectera les quelques engagements qu'il a dû prendre pour figurer dans ce classement.

C'est ICI

18:39 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : gastronomie, france, le monde | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |