20 septembre 2011

"Louis Roederer International Wine Writers' Awards 2011" - l'imposture continue

Une marque de Champagne (française, donc), une compétition prétenduement internationale. Mais à l'arrivée, que des Anglo-saxons. Pas étonnant: ce prix est réservé aux écrivains de langue anglaise (vont-il bientôt refermer l'Eurotunnel?).

Messieurs de Roederer,  quelle que soit la valeur des auteurs primés (et ils en ont, de la valeur, comme Andrew Jefford, par exemple) votre prix n'a d'international que le nom. C'est donc une imposture.

22:28 Écrit par Hervé Lalau dans France, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

16 septembre 2011

Du vin et des autres alcools forts

Le dernier plan de rigueur du gouvernement français, qui vise à diminuer le déficit de l'Etat, prévoit l'augmentation de la taxation des alcools de plus de 40°. Cette taxe équivaudrait à quelque 90 centimes par litre.

Le gouvernement a jugé bon de préciser que «le vin, les rhums et les productions régionales ne sont pas concernés par cette mesure». Pour le vin, c'était une précision quelque peu superflue. En effet, le vin ne titre jamais plus de 40°. Et même, plus de 20°. Mais peut-être ce détail n'est-il pas connu de nos dirigeants.

Ceci explique peut-être que les défenseurs du vins aient tant de mal à découpler leur produits des alcools forts en matière d'éducation aux produits alcooliques, de prévention, de communication, de culture: les "experts" croient dur comme fer que le vin titre plus de 40°!

L'allusion aux "produits régionaux" pose un autre problème. Quels produits sont concernés, au juste?

Pour ce qui est du Cognac, on peut avoir des doutes. La part de ce noble breuvage consommée en France est inférieure à 8%. Il s'agit donc plus d'un produit d'exportation.

Restent l'Armagnac, le Calvados, la gentiane, l'Izarra, les eaux de vie d'Alsace, la Chartreuse, le Pousse Rapière, le Génépi, sans oublier la vipère  dans l'alcool, vieille spécialité des Alpes (c'est dans les Bronzés font du ski)...

Et la vodka charentaise?

De toute façon, les experts trancheront certainement plutôt en fonction du revenu fiscal que cela génère. Des aménagements seront peut-être consentis, aussi, en fonction d'accoitances politiques locales.

D'ailleurs, on voit mal pourquoi les productions régionales devraient moins participer au redressement des comptes de la nation que les autres.

Mais s'il y avait une logique dans la taxation, ça se saurait...

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |