23 septembre 2011

Fête de la gastronomie

Aujourd'hui, c'est la Fête de la Gastronomie, en France.

Je ne connais pas le programme des réjouissances - j'habite hors de l'Hexagone.

J'espère seulement que le vin sera associé à l'événement, d'une manière ou d'une autre.

J'espère aussi qu'on a pensé à intégrer les cantines, les collectivités. Et puis les Flunch, les Mc Do, les Quick, sans oublier tous les restaus qui dégèlent les produits conçus en atelier, ceux qui achètent leurs fonds de sauces et leurs glaces toutes faites chez Nestlé, etc...

Soyons positifs, tout ce qui fait parler d'une alimentation gourmande, tout ce qui peut permettre aux jeunes générations ou aux classes défavorisées de renouer avec une forme, même modeste, d'épicurisme, d'avoir un contact réel avec la bonne cuisine, est une bonne chose.

Il paraît que pas mal de Français adorent les émissions du genre Masterchefs. Mais cet intérêt est encore très virtuel. Le moment est venu d'entrer dans la pratique, de faire travailler les papillles.

08:05 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (7) | | | |

Don't follow leaders (and watch your parking meters) - Dylan & moi

Je souffre depuis des années d'un mal étrange, que je qualifierai de "syndrôme Dylan".

Je vous parle d'un temps que les moins de 40 connaissent à peine. C'était vers 1965.

Bob Dylan, figure de proue de la jeune génération et plus spécifiquement du Protest Song, auteur entre autres de Masters Of War et d'une bonne vingtaine de brulots anti-guerre du Vietnam, anti-establishment, anti-cons, et poète à ses heures, fait une grossesse nerveuse. Voila qu'il ne veut plus jouer son rôle de trublion institutionnalisé. "Don't follow leaders", éructe-t-il alors, refusant d'endosser toute espèce d'autorité, et se coupant de toute une frange de ses premiers fans. En plus, il se met à la guitare électrique, deuxième trahison pour les folkeux. 

dylanDylan, 1975

Vous ne voyez pas immédiatement le rapport avec moi. Il y en a un, pourtant.

Je n'aime pas non plus les gourous, les maîtres à penser, les gens d'influence. Au point que je n'ai qu'une crainte, en devenir un moi-même, aux dépens de votre liberté de penser autrement, d'apprécier autre chose, d'autres vins, d'autres voies d'accès au vin.

Comme Dylan (mais à mon échelle beaucoup plus modeste), j'ai aussi peur de devenir le Cassandre du vin, de m'aigrir à vue d'oeil.

La cinquantaine approche à grands pas, il serait peut-être temps de penser constructif.

Bon, assez parlé de moi.

Je vous souhaite une bonne journée et de bons vins, d'où qu'ils viennent.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Gastronomie, Vins de tous pays | Tags : dylan, cassandre, gourous | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |