19 février 2012

Sic transit gastronomia franciae

André Daguin est un chef respecté, bien qu'aujourd'hui retraité.

Outre sa réussite personnelle, il est devenu le représentant de la restauration française.

Quand il a soutenu les revendications de cette restauration, qui demandait une baisse de la TVA pour pouvoir engager du personnel, en prétextant que cela ramènerait les clients, on a voulu y croire. On n'a guère vu les prix baisser, mais bon, ce n'était pas la faute du brave M. Daguin.

Cette fois, pourtant, il va un peu loin.

Voici qu'il annonce doctement que l'avenir de la profession est au snacking, arguant que ceux qui travaillent assis n'ont pas de problèmes à manger debout.

D'accord, il l'a dit sur le salon Sandwich and Snack Show, à Paris.

Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si on demandait à une religieuse de venir donner son avis sur le salon de l'érotisme. 

Quoi qu'il en soit, quand un ancien deux étoiles michelin cautionne le fast food - même celui qui ne veut pas dire son nom, même celui qui s'attiffe des oripeaux de la gastronomie, c'est le signe d'un passage de témoin.

La gastronomie française? C'est bon pour l'Unesco.

Sic transit intestinal...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

18 février 2012

Conférence à Vinisud: s'adapter aux goûts des consommateurs

Le 20 février prochain, à 14h30 sur le Salon Vinisud, Vitisphere propose une table ronde sous le titre "Comment le monde du vin s'adapte-t-il à la diversité des goûts et aux différents comportements des consommateurs ? L'exemple de la Région Languedoc-Roussillon et de la marque "Sud de France"."

La conférence, animée par ma consoeur Anne Serres (Vitisphere), réunira Gérard Bertrand, Patrick Ducournau (œnologue conseil et spécialiste en analyse sensorielle), Gérard Basset, Dominique Laporte, Andrew Bell (Président de l'association des sommeliers américains), Lu Yang (Meilleur sommelier de Chine) et mon confrère britannique Andrew Jefford.

Je n'y serai pas, retenu par d'autres obligations, mais si j'avais pu m'y rendre, j'aurais posé une seule question: en ce qui concerne les vins d'appellation, avec leur fameux lien au terroir, faut-il vraiment s'adapter au goût des marchés, ou plutôt expliquer?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |