30 novembre 2011

Fin de l'euro: le scénario probable

L'Euro va mal. Jacques Attali, sherpa devenu gourou (belle promotion!), prédit sa fin. Ou plutôt non, il dit que la monnaie européenne n'a que 50% de chances de passer les fêtes.

C'est très fort! Un peu comme si je vous disais que vous avez 50% de chances d'avoir de la neige à Noël. Mais passons.

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Passons, parce qu'il y a plus important: un Comité ad Hoc, l'ODGVBS, s'est penché sur l'éventualité de la fin de l'Euro, et a rédigé un rapport dont j'ai pu me procurer les meilleurs feuilles.

Ce comité préconise d'abandonner l'euro au profit d'un nouvel étalon monétaire. Plusieurs éventualités ont été examinées, mais un seul nom s'est dégagé: l'Yquem.

D'après les experts, en effet, l'Yquem pourrait avantageusement remplacer l'Euro.

Primo, sa valeur n'a presque jamais baissé dans l'histoire récente.

Secundo, elle n'a plus aucun rapport avec la valeur réelle du produit qu'elle désigne - c'est de la spéculation pure.

Tertio, sa couleur dorée évoque un métal précieux.

Quarto, même si c'est long en bouche, c'est facile à prononcer.

Pour toutes ces raisons, le Comité préconise donc l'adoption au 1er janvier 2012 de la nouvelle monnaie, dont le cours sera fixé à 629,95121 euros (arrondis à 629,95 pour plus de facilité dans les conversions). Soit le cours actuel de l'Yquem 2009 en primeur sur le site de 1855.

La nouvelle monnaie sera divisée, non pas en cents ou centimes, mais en centilitres, à raison de 75 centilitres pour un Yquem (par conséquent, un CL = 8,39 euros).

Pour plus de renseignement, vous pouvez prendre  contact avec la BCE ou directement avec  le Comité: ICI

 

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Pour rire | Tags : vin, vignoble, euro, sauterne, barsac | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

29 novembre 2011

"Skalli n'est pas à vendre" - finalement, si.

Dans la presse, il y a ce qu'on écrit, et puis quand on l'écrit...

Ce qui est vrai un jour ne l'est plus toujours le lendemain. Surtout quand l'info, finement ciselée par les services de communication des groupes ou des gens qui "font l'actualité", comme on dit, n'est ni tout à fait complète, ni tout à fait exacte.

Heureusement pour Pinocchio, tout le monde ne relit pas toujours les anciennes déclarations, ni les conclusions qu'en tirent les journalistes. Moi, si, parfois.

Voyez un peu ce que l'on disait de Skalli, ces derniers temps, dans Rayon Boissons. Et notez bien les dates.

Acte I, 30 Juin 2011,

Skalli dément toute rumeur de rachat, notamment par Castel

Robert Skalli vient de monter au créneau afin de démentir formellement la rumeur de rachat de son groupe par Castel. Dans un communiqué, il précise même qu’il n’existe aucune «discussion en ce sens entre nos deux sociétés.»
Robert Skalli précise simplement qu’il est «régulièrement sollicité pour participer à la consolidation du secteur par l’ensemble des acteurs clés car le profil du groupe est une réponse adaptée à cet enjeu.» Ce démenti fait notamment suite à la restructuration opérée par le groupe en 2010 qui a donné lieu à 36 licenciements.

Acte II, 17 Août 2011,

Deux nominations à la direction commerciale de Skalli

Voilà qui devrait couper court aux rumeurs de rachat du groupe Skalli. Le négociant vient d'annoncer la nomination de deux nouveaux directeurs commerciaux (...).

Acte III, 24 Novembre 2011,

Boisset reprend la maison Skalli

Le groupe Boisset vient de signer un protocole d’accord pour racheter les activités de Skalli en Europe. La transaction ne concerne pas la winery californienne St-Supery. Du côté de Skalli, la cession était dans l’air depuis plusieurs mois: le plan drastique réalisé fin 2010 par l’opérateur rhodanien avec une réduction de 20 % des effectifs (cf. Rayon Boissons mars 2011 p.97), le départ du directeur général Franck Autard et la cession du vignoble corse en octobre dernier… Autant d’éléments qui pouvaient laisser présager une telle issue (...).

 

Attention, loin de moi l'idée de me payer la tête de mes confrères - c'est le genre de mésaventure qui m'est arrivé aussi, et qui m'arrivera encore. Les communicants de l'ère moderne sont devenus experts en "pomponnagae de mariées", ils sont capables de vous débiter sans sourciller les pieux mensonges que leur direction leur demande de nous faire avaler.

Non, ce qui m'amuse, dans cette histoire, c'est que le rédacteur de la dernière "news" se soit cru obligé de dire que la cession était prévisible, alors que deux mois plus tôt, Rayon Boisson concluait l'inverse.

C'est ce que j'appellerai de la clairvoyance rétroactive.

13:06 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |