06 décembre 2011

Exportations de vins français en Belgique: les chiffres des Douanes

La Fédération des Exportateurs de Vins & Spiritueux (FEVS) publie les chiffres des exportations de vins français, arrêtés au 30 septembre 2011 (d'après les Douanes).

Ceux-ci sont en net recul sur le marché belge (-8%, à 334 millions).

Trois régions tirent les chiffres vers le bas: la Bourgogne (-9%, à 23 millions) et surtout la Loire (-24,5%, à 15 millions) et le Beaujolais (-32%, à 1,7 million d'euros).

Le Languedoc-Roussillon, lui, limite la casse à (-4,5%, à 10 millions).

Trois régions progressent, à l'inverse: Bordeaux (+6,6%, à 75 millions), les Côtes du Rhône (+6%, à 20 millions) et la Champagne (+7%, à 66 millions).

On notera qu'en valeurs, Bordeaux et Champagne représentent à eux seuls 40% des exportations de vins français vers la Belgique. Et encore, pour la Champagne, il convient sans doute majorer les chiffres des Douanes en tenant compte des achats des Belges en France (un phénomène qui touche également les ventes de Bourgogne, d'Alsace et de Loire, mais à un moindre degré).

12:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

A la redécouverte du Ventoux oublié

J'ai la fâcheuse habitude d'oublier des échantillons dans ma cave. Ce qui peut me jouer des tours quand il s'agit de vins à boire sur le fruit.

Mais qui a dit que les vins un peu plus âgés n'avaient pas un beau fruit? Quelle est ce règlement bizarre, quasi militaire, qui dicte leur évolution aux produits de la treille? "Soldats pinards, je ne veux voir qu'une tête! Les arômes primaires devant. Les tertiaires derrière, et les secondaires au milieu. Par ordre d'incorporation dans la troupe. Demi tour... droite!"

ventoux, rhône

La bouteille oubliée

Cette rhétorique martiale ne résiste pas à l'analyse sérieuse, et surtout pas à la dégustation, comme me l'a montré la semaine dernière celle d'un Coteaux du Ventoux, la Cuvée Terre de Truffes, de la Cave Terra Ventoux.

Cette bouteille, je l'avais reçue de Michèle Piron-Soulat il y a... trois ans. Michèle est coutumière de ce type d'envois. A tort ou à raison (je pense que c'est à raison), elle pense que faire goûter un vin est la meilleure façon de faire en sorte qu'un journaliste vineux s'y intéresse. Même si pour moi, cela aura pris un peu de temps (!), elle est tout de même parvenue à ses fins.

Le plus drôle, c'est que  j'ai bien fait de l'attendre, ce 2006 (car c'est un 2006); il m'a bluffé: réglisse, mûre, poivre noir, coriandre, c'est un nez de tout jeune vin qui explose à mes narines; en bouche, il y a pas mal de cuir, de gibier, d'humus, (les truffes, je ne sais pas, mais pourquoi pas?);  les tannins sont serrés, mais fins, et ça n'en finit pas. Et vous savez quoi; en finale, le fruit noir revient à la vitesse d'un autobus!

Et qu'on en me dise pas que les vins de coopératives vieillissent mal!

ventoux, rhône

Et le cachet de Michèle faisant foi...

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : ventoux, rhône | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |