20 mars 2012

Brad & Angelina, winegrowers

Voici un domaine dont on parle au moins aussi souvent dans les chroniques people, que dans les Chroniques Vineuses: le Château de Miraval, à Correns, en Côtes de Provence et Coteaux Varois. Ses propriétaires ne sont autres que Brad et Angelina (alias Mr Pitt et Mme Jolie).
Mais le vin est bon - mon copain Marc me l'assure. Même si on se doute bien que ce ne sont pas les deux vedettes qui vinifient).
En tout cas, il se vend bien: 10.000 euros le tonneau aux enchères. Et c'est du blanc, en plus! Mais la barrique était signée du nom de Brad Pitt, avec ce gentil commentaire, bien qu'un peu décalé: "Pour village durable..."

Le château (classé monument historique) n'en est pas à ses premières stars: The Cure, AC DC, Sade y ont enregistré... de même que le Floyd, période The Wall. D'ailleurs, Miraval leur a dédié une cuvée... de rosé, bien sûr.

00:22 Écrit par Hervé Lalau dans France, Provence | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

19 mars 2012

Le bio, du producteur au consommateur

"Les consommateurs bio veulent-ils la même chose que les vignerons bio", se demande l'excellent Luc Charlier à propos de la réforme du vin bio européen.

La question est pertinente. Et ma réponse aussi: c'est non.

Car on ne peut pas généraliser.

Il y a au moins deux types de vignerons bio (aujourd'hui viticulteurs bio, demain vignerons). Les convaincus et les opportunistes.

Notons que des convaincus, on en trouve aussi en dehors des bios certifiés.

Du côté des consommateurs aussi, il y a au moins deux profils.

Les convaincus - ceux qui achètent du bio parce que c'est bio, pour le concept et le contenu, moins de pesticides, de fertilisants chimiques, une planète plus propre à léguer à nos enfants, etc...

Et puis les consommateurs de mode, pour qui le bio n'est une foucade.

Pour ne prendre que la relation qui devrait unir les producteurs convaincus et les consommateurs convaincus, je ne suis même pas sûr qu'il veulent toujours la même chose. Ni même, que les consommateurs convaincus soient toujours disposés à payer le prix du bio.

C'est de la sociologie de bas étage, mais à public désargenté, offre basique.

D'autre part, entre l'adhésion au concept de nature propre, voire de décroissance, et la compréhension des méthodes qui rendent le bio viable et justifient son prix, il y a une grande marge.

Enfin, que faut-il penser des gens en agriculture raisonnée? Des bios non certifiés?

Votre avis m'intéresse.

 

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (14) | | | |