16 mars 2012

Le vin au restaurant

Le 26 mars, à partir de 16h30, à l’OIV, l'Association de la Presse du Vin (APV) organise une table-ronde sur le thème du vin au restaurant.

Participeront aux débats:  

Eric Beaumard, Directeur du restaurant du Georges V

Philippe Bourguignon, Directeur du Laurent à Paris

Arnaud Delaire, groupe Gérard Bertrand

Lionel Dormann, acheteur du groupe Flo

Jacques Fillot, à la fois cave et restaurant à Gentilly

Frédérique Hermine, rédactrice-en-chef, La Revue Vinicole Internationale

Georges Lepré (Ancien chef-sommelier du Ritz)

Nicolas de Rabaudy (Gastronome)

Corinne Richard (sous réserve).

Avec comme modérateur, Bernard Burtschy (Le Figaro), président de l'APV.

Pour lancer le débat, trois exemples de prix relevés par Nicolas de Rabaudy:

Chez Agapé Substance (66 rue Mazarine, Paris) : Pichon-Longueville 2001, 405 euros; Petit-Mouton 2001, 450 euros

Au Groupe Flo: Petit Cheval 2003, 150 euros; Calon-Ségur 1995 145 euros

Chez Daniel: Dom Pérignon, 105 €

Suite au débat, à 18h30, seont remis les prix annuels de l’APV.

Adresse du jour: OIV, 18, rue d’Aguesseau, 75008 Paris

Plus d'info: APV, Bernard Burtschy, bernard.burtschy@wanadoo.fr

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

13 mars 2012

Domaine Le Mirabeau, à Vinsobres

Sous le pont Mirabeau coule la Seine... et dans mon verre, un vin à la couleur beaucoup plus engageante...

Philippe Wallon est vigneron au Domaine Le Mirabeau, à Vinsobres. Un cru que j'ai visité il y a quelques années grâce à mon confrère Marc Olivier, et dont j'ai pu apprécier la production assez homogène pour pouvoir mériter une mention commune. Je peste assez contre les AOC à géométrie variable et incertaine pour ne pas me réjouir quand j'en visite d'autres, qui ont du sens.

Nous sommes dans la Drôme, entre le Vaucluse et l'enclave de Valréas. Vinsobres est la plus septentrionale des appellations communales du Rhône Sud. Ses influences sont à la fois méditérannéennes et continentales, presque montagnardes - nous sommes à 350 m, mais au pied du Mont Ventoux. Quant au Mistral, M. Séchan, il est gagnant presque à toutes les saisons.

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Beau, Le Mirabeau

Le Mirabeau assemble les fruits de deux parcelles de marnes caillouteuses en coteaux, de deux parcelles d'alluvions caillouteuses du quaternaire et une parcelle d'argilo-calcaires en coteau. Il s'agit de grenache, à 70%, complété de Syrah. Les rendements sont plutôt bas - 30hl/ha. "Les raisins sont triés à la parcelle et au chai", précise Phillippe Wallon, qui n'aime rien laisser au hasard.

Le domaine est certifié Agriculture Biologique depuis 2010, à savoir, le millésime que j'ai pu déguster.

"Alors, comment qu'il est?" Vous demandez-vous, les babines retroussées, et toutes papilles dehors...

Eh bien, il est bien. Ni trop chaud, ni trop frêle, ni trop sobre. Déguster ce vin, et même le boire, c'est un peu comme conduire un sportscar sur une route de campagne; on sent qu'il y a de la puissance sous le pied, mais contenue, et  même à bas régime, le moteur donne un son merveilleux.

Au nez, les fruits sont noirs, surtout la mûre; aucune trace de confiture, on est dans un registre de la fraîcheur; en bouche, on part un peu vers l'animal, notamment le vieux cuir noble du bourrelier, mais surtout vers les épices - maquis, thym, origan, poivre noir; cette bouche, elle est très ample, ouverte, complexe, mais toujours très fraîche. La mûre, qui était allé faire un tour du côté de chez Swann, revient en finale; bien mûre, cette fois, en murmure.

Beau potentiel de garde - mais voudrez-vous attendre?

Au Mirabeau, le raisin coule dans la benne

Faut-il qu'il m'en souvienne,

La joie vient toujours après la peine.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |