19 mars 2012

Le bio, du producteur au consommateur

"Les consommateurs bio veulent-ils la même chose que les vignerons bio", se demande l'excellent Luc Charlier à propos de la réforme du vin bio européen.

La question est pertinente. Et ma réponse aussi: c'est non.

Car on ne peut pas généraliser.

Il y a au moins deux types de vignerons bio (aujourd'hui viticulteurs bio, demain vignerons). Les convaincus et les opportunistes.

Notons que des convaincus, on en trouve aussi en dehors des bios certifiés.

Du côté des consommateurs aussi, il y a au moins deux profils.

Les convaincus - ceux qui achètent du bio parce que c'est bio, pour le concept et le contenu, moins de pesticides, de fertilisants chimiques, une planète plus propre à léguer à nos enfants, etc...

Et puis les consommateurs de mode, pour qui le bio n'est une foucade.

Pour ne prendre que la relation qui devrait unir les producteurs convaincus et les consommateurs convaincus, je ne suis même pas sûr qu'il veulent toujours la même chose. Ni même, que les consommateurs convaincus soient toujours disposés à payer le prix du bio.

C'est de la sociologie de bas étage, mais à public désargenté, offre basique.

D'autre part, entre l'adhésion au concept de nature propre, voire de décroissance, et la compréhension des méthodes qui rendent le bio viable et justifient son prix, il y a une grande marge.

Enfin, que faut-il penser des gens en agriculture raisonnée? Des bios non certifiés?

Votre avis m'intéresse.

 

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (14) | | | |

17 mars 2012

Droits de plantations: exprimez votre soutien à la réforme européenne

C'est l'AFP qui nous l'apprend: "Quelques (sic) 80 élus des régions viticoles françaises et professionnels de la filière vin ont signé vendredi l'« Appel de Dijon », pour dire « non » à la fin programmée des « droits de plantation » viticole, un outil de maîtrise de la production voué à disparaître d'ici fin 2015."

Quant à moi, j'offre cet espace de liberté à qui en veut pour publier son ras-le-bol de la pensée unique et de l'expression unique.

Non que je réprouve le lobbying des opposants à la libéralisation. C'est leur droit le plus strict de vouloir protéger leurs droits acquis, leur pré carré.

Mais comme notre agence de presse nationale ne semble pas s'intéresser à ceux qui approuvent la réforme européenne, en France ou ailleurs, et ne les interroge jamais, je ne peux que leur proposer ce modeste pis-aller.

En période pré-électorale, c'est sans doute dérisoire, mais c'est tout ce que j'ai en stock.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |