17 avril 2012

9ème Congrès International des Terroirs Vitivinicoles

Je viens tout juste de recevoir le communiqué: du 25 au 29 juin 2012, la Bourgogne et la Champagne accueilleront le IXème Congrès International des Terroirs Vitivinicoles. Les premières sessions se dérouleront à Dijon et les suivantes à Reims. Ce rendez-vous biennal vise à permettre aux scientifiques et aux professionnels de la filière vitivinicole de faire le point sur la recherche et l’expérimentation en matière de terroir.

Congrès Terroirs.jpgDu 25 au 29 juin
 
Organisée sous l’égide de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), cette manifestation pluridisciplinaire reçoit des experts des terroirs vitivinicoles du monde entier.

Cette édition 2012 est portée par de nombreux partenaires dont des universitaires (l’Université de Bourgogne et plus particulièrement : l’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin Jules Guyot, le laboratoire Biogéosciences, le Centre de Recherches de Climatologie et la Chaire Unesco Culture et Tradition du vin), des professionnels (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne) et l’Institut National de l’Origine et de la Qualité.

Dans le contexte du développement des vins sans Indication de Provenance en Europe, ce genre de rencontres aura une raisonnance une importance particulière.  Sans oublier que les climats bourguignons réclament leur classement au titre de patrimoine de l'humanité...

Seront notamment abordées l’origine, la diversité des terroir et ses composantes ainsi que leur mise en évidence et leur révélation. Des visites techniques au cœur des deux vignobles organisateurs viendront illustrer les aspects théoriques abordés lors des conférences. Près de 200 congressistes scientifiques et professionnels de la vigne et du vin sont attendus.

Parmi les conférenciers, on note la présence de Jacques Fanet, de François Murisier et de Cees Van Leeuwen.

On suivra avec une attention toute particulère les développements de la notion de terroir dans les pays du Nouveau Monde viticole, au delà du simple vernis marketing.

Plus d'information: Benjamin Bois – benjamin.bois@u-bourgogne.fr


 

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Champagne, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

14 avril 2012

Elections présidentielles: médias belges, lâchez-nous la grappe!

Pas de rapport avec le vin, cette fois. Juste l'envie de pousser un petit coup de gueule à connotation politique - très vague, la connotation, rassurez-vous.

Je ne fais pas de politique. Mais je ne peux pas faire comme si les élections présidentielles françaises n'existaient pas.

D'autant que les médias de Belgique francophone, où je vis, relaient abondamment les informations de la campagne.

Trop abondamment à mon goût, d'ailleurs.

Je veux bien admettre que la politique française soit un peu plus animée que son homologue belge, mais s'intéresser à ce point aux déclarations de nos candidats, y compris MM. Chaminade ou Poutou, dont les chances paraissent tout de même assez minces, cela me dépasse.

Je n'invente rien: lisez ICI, ICI et ICI

Et ce n'est qu'un petit échantillon, car cela dure depuis des semaines.

Même lu par le petit bout de la lorgnette, et avec tout le surréalisme belge, ce déferlement devient grotesque.

D'une part, les Belges ne votent pas aux élections françaises. De l'autre, les retombées du choix des Français seront assez limitées en Belgique, petit pays divisé mais valeureux, et qui a ses propres usages démocratiques. En tout cas, ces retombées ne seront pas plus importantes que celles des élections allemandes ou anglaises; et pourtant, les campagnes qui se déroulent dans ces deux autres grands pays voisins sont loin de susciter la même passion médiatique. Est-ce parce que les journaux belges sont abonnés aux dépêches AFP? Est-ce juste une question de langue ou de facilité?

L'intérêt que les Belges, dans leur ensemble, sont censés avoir pour la politique française me semble encore à démontrer; d'autant que ceux qui sont réellement passionnés peuvent abondamment se rassasier sur les chaînes télé et radio françaises, ils n'ont pas besoin des resucées de RTL TVI ou de la RTBF.

Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si tous les soirs, sur toutes les chaînes, Freddie Mercury avait dû se taper une spéciale Election Miss Universe.

Une chose m'escagasse au plus haut point: c'est d'apprendre que les médias belges vont diffuser, dès 18h, au soir des deux tours, les résultats des sondages de sorties des urnes, alors que la loi française l'interdit aux médias français avant que tous les bureaux votes soient fermés.

Il paraît que légalement, rien n'oblige les Belges (ou les Suisses) à respecter la loi française. D'accord, mais c'est quand même limite. Pas fair-play du tout. Et puis, ceux qui leur fournissent ces sondages, eux, ne se mettent-ils pas hors la loi?

Quoi qu'il en soit, pour autant que les Belges aient vraiment envie de continuer d'exister ensemble comme nation, fédérale ou confédérale, il ne me semble pas que c'est en France qu'ils trouveront la réponse à leurs problèmes. Juste un dérivatif, peut-être? Panem & circenses?

Ce n'est ni M. Mélanchon ni Mme Joly qui décideront de sauvegarder ou non le système belge d'indexation des salaires. Et ce n'est ni M. Sarkozy ni M. Hollande qui décideront de l'avenir des Francophones de la Périphérie bruxelloise.

Enfin, c'est juste mon avis, je ne suis qu'un immigré ici, et je n'y vote pas.

12:48 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Tags : belgique, france, elections | Lien permanent | Commentaires (20) | | | |