28 novembre 2016

Fillon et le vin

En 2014, l'ancien premier ministre, de passage à Cahors, avait parlé de sa vision du vin, et notamment de son encadrement réglementaire: 

«Sur la question de la modération, sur la question de la publicité, je pense qu’il faut qu’on trouve un bon équilibre et pour le moment on ne l’a pas trouvé parce que nous avons toujours été dans une démarche de protection, de protection de la santé, de protection de nos concitoyens, qui est naturelle, mais on a sans doute été trop loin dans cette démarche de protection.

Benjamin Constant disait au fond ce qu’on demande à l’Etat c’est qu’il soit juste mais qu’il nous laisse être heureux nous-mêmes. Je veux dire qu’il n’empiète pas sur tous les aspects de notre vie privée et on est sûrement allé trop loin dans ce domaine (…) Et donc il faut revoir ces règles en ayant à l’esprit de préserver la santé de nos concitoyens mais en même temps de défendre et de promouvoir un produit qui est sain, qui est constitutif de notre identité et qui est un vrai espoir pour notre développement économique».

Avec la désignation de M. Fillon comme candidat de la droite, ses soutiens ont certainement envie de croire à cette profession de foi, bien sûr. Cependant, force est de constater que la cause du vin n'a guère avancé durant les 5 années du gouvernement Fillon.

07:33 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

24 novembre 2016

Le cep du centurion

Les centurions romains portaient un cep de vigne en signe de leur grade. Mais pourquoi donc?

La question n’est peut-être pas d’une actualité brûlante, mais la réponse est plus complexe qu’il n’y paraît. Elle permet également, par la bande, d’aborder l’importance du vin dans la civilisation.
Et quand on travaille pour In Vino Veritas, comment résister à l’appel de la culture latine ?

vitis-centurion

 

Vitis, vitis

Revenons d’abord aux textes.

Le centurion romain est un officier généralement sorti du rang, qui commande une soixantaine de soldats (une centurie) – c’est donc à peu près l’équivalent d’un capitaine commandant une compagnie, de nos jours. Cependant, dans la légion romaine, on n’en trouve que dans l’infanterie (les cavaliers, eux, sont commandés par des décurions).

Le centurion constitue l’ossature de l’armée. Il marche avec sa troupe, se plaçant à sa droite au combat (généralement la place la plus exposée).

Comme symbole de son autorité, il porte un casque à crête transversale et surtout, une vitis (une vigne), un cep de vigne relativement droit, d’une longueur d’environ 80cm, qu’il utilise pour signaler une manœuvre, pour faire rentrer les soldats dans le rang, mais aussi pour les inciter à la vaillance ou les corriger en cas de manquement à la discipline...

La suite dans les pages d'In Vino Veritas

11:40 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France, Histoire, Italie, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |