05 juin 2012

La consommation de boissons alcoolisées chute en France

Une enquête menée par le cabinet CREST, pour le compte de l'association Entreprise et Prévention, révèle que la proportion de clients consommant des boissons alcoolisées dans les cafés-bars, restaurants et discothèques  est à la baisse, en France: en 4 ans, cette proportion est passée de 46,7 à 45%.

Une autre étude, de l'Ifop, cette fois, montre que la consommation de boissons alcoolisées  (tous canaux confondus) devient de plus en plus occasionnelle. En un an, de 2010 à 2001, la proportion de Français en consommant au moins une fois par semaine est tombée de 35 à 31%. La proportion de ceux qui en consomment chaque jour a baissé à 14%. La part de ceux qui n'en boivent jamais passant quant à elle de 16% à 20%.

Ces enquêtes ne font malheureusement pas la distinction entre vin, bière, cidre et alcools forts.


00:59 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

04 juin 2012

L'Europe du vin, sans scrupules

Qu'est-ce que j'apprends? Casino met sur le marché, en France, des vins de cépages sous sa marque propre. En BIB de 5 et 10 litres.Rien d'étonnant jusque là, sauf qu'il s'agit de vins... espagnols. Vous vous rendez compte!

Mes confrères de Rayon Boissons, qui publient l'info, sont littéralement bluffés ils précisent d'abord que  l'écart de prix avec les vins  de cépages du pays d’Oc est de 20 % à l'avantage de la nouvelle gamme; et concluent: "A ce prix, les consommateurs de cépages d'origine auront peut-être moins de scrupules à acheter du vin d'Espagne, qui plus est cautionné par l’enseigne. Dans la mesure où l'expérience est inédite, seul l'avenir le dira."

Moi, c'est l'évocation de ces "scrupules" qui me bluffe.

Espagnols ou Français, ne sommes-nous pas tous Européens? La fête des voisins ne s'arrête pas à la cage d'escalier. Les Espagnols sont nos voisins, nos amis, nos frères. En outre, leur héritage, leur culture viticole sont tout aussi intéressants que les nôtres. Alors, la prospérité de leur viticulteurs devrait nous tenir à coeur, tout autant que celle de nos propres producteurs. Surtout en cette période, où l'Espagne est en plein marasme économique. Et je vous rappelle qu'il s'agit de vins de cépage: on ne peut même pas invoquer le terroir.

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L'Europe, plus qu'une proximité géographique, une communauté de peuples solidaires.

Jusqu'où peut-on aller en matière de préférence nationale? Jusqu'à rétablir des quotas d'importations intraeuropéens?

Ou faut-il encore aller plus loin? Prôner la préférence bretonne, berrichonne, alsacienne, auvergnate, vendéenne?

Les Espagnols, eux, ont-ils de pareils scrupules quand il achètent notre Champagne ou notre foie gras, nos fromages, nos voitures, nos TGV? Et avons-nous des scrupules à les leur livrer?

Au fait, le saviez-vous? Depuis quelques années déjà, le Vieux Papes - ce monument du Jaja franchouillard - contient... du vin d'Espagne.

Le vrai problème, dans cette histoire, c'est plutôt la rentabilité. A ces prix-là, les Espagnols, nos frères européens, gagnent-ils leur vie sur les vins qu'ils livrent à Casino? C'est plutôt de ça qu'il faudrait se soucier. Autant je suis favorable à l'idée européenne, autant je m'oppose à la vente à perte, qui est une distrorsion flagrante de concurrence. L'Europe a des règles contre çà, d'ailleurs.

PS. le nouveau DG commercial de Laurent Perrier est un... Espagnol. Il s'appelle Jordi Vinyals, et il occupait jusqu'à présent les fonctions de directeur marketing chez Torres. J'espère qu'il n'a pas de "scrupules" à travailler pour une concurrent de la maison Cava...

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |