31 août 2012

Bizeul, la RVF, LPV, tout ça... vu du Québec

Bon, le débat est intéressant, mais ce matin, je suis un peu faignant, et surtout, le boulot est déjà fait, et bien fait, par mon copain Gagnon. Alors pourquoi m'exciter, pourquoi m'indigner, pourquoi m'épancher quand il suffit de vous donner le lien? C'est ICI.

Ah si quand même: je ne connais pas Hervé ni Claudine Bizeul, juste leurs vins, mais je suis d'accord que ce n'est pas notre rôle de "critiques" que de dire au vigneron comment faire son vin - c'est une question d'honnêteté de la part du vigneron, d'ailleurs, que de ne pas succomber aux influences. Je l'ai écrit ici-même, nous ne sommes que des passeurs.

En plus, il est heureux qu'en Roussillon, on ait encore le droit de faire des vins solides!

Par contre, je connais Antoine Gerbelle (un peu) et je l'aime bien. Bien sûr, il ne représente pas toutes les facettes de la RVF à lui tout seul... Bizeul semble mettre en doute les capacités et surtout l'objectivité des sélectionneurs de vins de la RVF pour le Roussillon, et si c'est avéré, c'est pour le moins dommage.

PS. Je me demande si, en droit, un producteur peut exiger d'un guide ou d'un organe de presse qu'il ne mentionne pas ses vins. A prori, la critique est libre... enfin, en théorie.

 

11:19 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Roussillon | Tags : vin, rvf, lpv, bizeul, gagnon, québec | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

30 août 2012

Le millésime 2012 vu par François Lurton

François Lurton a construit son succès aux autre coins de l'Europe et du monde. Aussi sa vision va-t-elle plus loin que le bout du rang d'un domaine médocain ou libournais. Il nous envoie un premier aperçu des vendanges à venir dans ses propriétés européennes (le point au 29 août 2012).

En cette fin d’août très chaude, les maturités s’accélèrent. Cependant, les retards pris par les grappes en juin, lors de la floraison, ne peuvent être complètement rattrapés.

Nous constatons aujourd’hui pour beaucoup de cépages, comme le grenache, le mourvèdre, le carignan, le cabernet sauvignon mais aussi le viognier, des écarts de maturité entre les grappes d’un même cep qui peuvent aller jusqu’à quinze jours.

Aujourd’hui à Bordeaux, dans le Languedoc, mais aussi en Espagne, certains raisins finissent seulement de «vérer» quand d’autres l’ont fait début août.

Cela promet une vendange difficile à trier et compliquée.

Pour les blancs précoces comme le sauvignon et le chardonnay, les maturités sont un peu plus homogènes mais accusent un retard d’environ une semaine. Les acidités sont bien présentes, et laissent présager d’un bon millésime.


09:59 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe, France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |