28 juillet 2012

Où l'on reparle de 1855

Le 31 janvier 2011, le site de vente de vin en ligne 1855 annonçait fièrement être devenu membre de la Fevad (voir ICI). Pour rappel, la Fevad, c'est la Fédération des entreprises de vente à distance, une association fédérant les opérateurs de l'e-commerce.

D'aucuns se sont étonnés, à l'époque, que 1855, ait pu intégrer cette association qui se flatte d'imposer à ses membres un code de déontologie assez draconien. En effet, les difficultés  que 1855 éprouve à honorer à temps  (ou à honorer du tout) les commandes de ses clients sont bien connues du public et des professionnels.

L'estampille Fevad, c'est un peu comme la mention "Cru classé" pour un domaine du Bordelais; on n'y croit ou on n'y croit pas, mais cela a un petit côté rassurant, vaguement prestigieux.

Mais voila que mon confrère Jim Budd mentionne sur son blog (ICI) que 1855 ne fait plus partie de la Fevad. Vérification faite, effectivement, 1855 ne figure plus sur la liste des membres.

1855 n'a pas cru utile, cette fois, de se fendre d'un communiqué pour nous expliquer ce choix (ou cette expulsion?), aussi, je propose aux dirigeants de 1855 d'éclaircir ce point ici même, dans les meilleurs délais.

 

17:43 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 juillet 2012

Buvez, nous faisons le reste!

Pour les 20 ans d'In Vino Veritas, je parcours les archives à la recherche de quelques articles illustrant l'évolution du vin et de la presse qui s'y rapporte.

Et voici que je tombe sur un de mes propres textes, publié comme édito dans le n° de mai 2002. Il y a 10 ans déjà.

Je l'avais complétement oublié, celui-là. Mais je le re-signerais bien.

Je ne sais plus du tout à quelle affaire de fraude il faisait référence, mais sur le fond, je pense qu'il est toujours d'actualité. Alors le voici, c'est cadeau!

Buvez, nous faisons le reste

Une fois tous les 900 ans! C'est la fréquence à laquelle un viticulteur français peut s'attendre à être contrôlé en matière d'appellations d'origine, d'après un confrère journaliste invité par France Inter pour un débat contradictoire. Le représentant de l'INAO sur le plateau n'a pas démenti, et l'on remarquera que la plupart des affaires de fraude mises au jour dernièrement proviennent de dénonciations.

Faute d'arguments plus probants, un des chantres des AOC bordelaises a préféré déplacer le débat... et fustiger le journaliste! Quel besoin avait-il, en effet, ce fouineur, de mettre en doute l'efficacité de l'administration jacobine et de salir l'honnête proffesion d'assembleur!

Que les petits scribouillards laissent aux grandes personnes le soin de gérer leurs stocks en paix! Goûtez, buvez, pissez votre copie et nous ferons le reste!

Mais le plus édifiant, dans cette émission, fut la réaction d'un viticulteur languedocien de base, déplorant la rigueur de la réglementation fraçaise face au laisser-faire des pays du Nouveau Monde "On ne nous laisse pas jouer à armes égales".

Je voudrais ici le rassurer sur ce point: la réglementation française a surtout pour objet d'effrayer les gogos.

Pour le reste, il y a des arrangements...

Au dessus d'un certain volume, d'une certaine notoriété et de certains appuis, il n'y a plus de scandales.

Hervé LALAU

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |