28 août 2012

Un débat de l'APV

Les foires aux vins sont-elles toujours une bonne affaire? C'est le thème du débat orgainsé par l'Association de la Presse du Vin, le lundi 3 septembre à 16h30, à l'OIV (16 rue d’Aguesseau, Paris 8°)

Différents points de vue pourront s'exprimer (grande distribution, cavistes, producteurs, journaliste...).

Avec la participation, entre autres, de Yannick Branchereau (Lavinia), Jean-Michel Deluc (consultant), Guillaume Halley (Carrefour Market Caudéran et château La Dauphine) et Jean-Luc Zell (Château d’Agassac).

Contact/réservation: apv@presse-vin.com

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin, gd, apv | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26 août 2012

Retour au Château de Gevrey...

J'ai lu avec intérêt (et un peu de tristesse) cette intervention du maire de Gevrey-Chambertin à l'annonce du rachat du château du même nom: «Comme tout le monde, j'aurais peut-être préféré que ce soit un rachat franco-français. Mais l'exploitation des deux hectares de vignes du château de Gevrey-Chambertin a été confiée au Domaine Rousseau, et n'échappera donc pas à un viticulteur de la commune".

J'ai beau être Français, et fier de l'être, je ne partage pas le point de vue de M. le Maire.

L'argent des Chinois qui rachètent le château a peut-être l'odeur du jeu (le nouveau propriétaire a fait fortune dans les casinos), mais si l'on avait dû s'arrêter à la nationalité des acquéreurs, il faudrait en exproprier des grands propriétaires... Pensez aux Rothschild, aux Neippberg, aux Thienpont, aux Dillon, aux Deutz, au Krug, aux Mentzelopoulos, aux Hennessy, aux Kirwan...

Et je n'oublie pas que c'est le marché londonien qui a fait le succès des vins du Médoc, avec comme conséquence la mise en valeur des grands terroirs actuels, qui n'étaient, jusqu'en 1730, que des marais. Que ce sont les Allemands qui ont fait la notoriété du Champagne (Deutz, Krug, Heidsieck...) et les Hollandais celle du Cognac...

Alors, M. le Maire, rien ne dit q'un vigneron de la commune fera forcément mieux qu'un sale estranger pour mettre en valeur les terres du château de Gevrey-Chambertin. S'il suffisait d'avoir la nationalité française pour faire du bon vin, on n'aurait pas à subir autant de daubes au pays de M. Evin.

Je savais l'escargot de Bourgogne enclin à se recroqueviller dans sa coquille, mais quand on prétend vouloir vendre son vin dans le monde entier, bordel, on a au moins la reconnaissance du ventre pour ceux qui en achètent et on ne traite pas l'étranger comme un envahisseur...

 

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |