01 septembre 2012

Au Mondial du Chasselas

Si l'on en croit la toponymie, le Chasselas est originaire de Bourgogne (il y a même un Château de Chasselas à Chasselas). Mais si l'on excepte les raisins de table de Moissac (qui bénéficie de sa propre AOC), on n'en trouve plus guère que des traces en France - à Pouilly sur Loire (mais de moins en moins), en Alsace (sous le nom de Gutedel)  et en Savoie (à Crépy, par exemple).

Et au palmarès du Mondial du Chasselas? Plus du tout!

Sur les 625 vins dégusté, 570 étaient suisses, 47 allemands, 6 français et un canadien.

Sauf erreur, la France ne récolte aucune médaille, ni d'or, ni d'argent.

Ce sympathique concours a eu lieu cette année à Aigle, dans le Chablais Vaudois.

194 vins ont obtenu une note supérieure à 87/100. Aussi je subodore que la majorité des jurés devaient être Helvètes, car eux seuls sont capables de déceler tant de qualités, et dans de telles proportions, dans un cépage habituellement aussi neutre.

Quoi qu'il en soit, c'est évident, au pays du Chasselas, le Suisse est roi.

Je pose ici officiellement ma candidature pour la prochaine édition, histoire de voir si un palais étranger peut arriver à de tels sommets.

 

00:58 Écrit par Hervé Lalau dans France, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

31 août 2012

Bizeul, la RVF, LPV, tout ça... vu du Québec

Bon, le débat est intéressant, mais ce matin, je suis un peu faignant, et surtout, le boulot est déjà fait, et bien fait, par mon copain Gagnon. Alors pourquoi m'exciter, pourquoi m'indigner, pourquoi m'épancher quand il suffit de vous donner le lien? C'est ICI.

Ah si quand même: je ne connais pas Hervé ni Claudine Bizeul, juste leurs vins, mais je suis d'accord que ce n'est pas notre rôle de "critiques" que de dire au vigneron comment faire son vin - c'est une question d'honnêteté de la part du vigneron, d'ailleurs, que de ne pas succomber aux influences. Je l'ai écrit ici-même, nous ne sommes que des passeurs.

En plus, il est heureux qu'en Roussillon, on ait encore le droit de faire des vins solides!

Par contre, je connais Antoine Gerbelle (un peu) et je l'aime bien. Bien sûr, il ne représente pas toutes les facettes de la RVF à lui tout seul... Bizeul semble mettre en doute les capacités et surtout l'objectivité des sélectionneurs de vins de la RVF pour le Roussillon, et si c'est avéré, c'est pour le moins dommage.

PS. Je me demande si, en droit, un producteur peut exiger d'un guide ou d'un organe de presse qu'il ne mentionne pas ses vins. A prori, la critique est libre... enfin, en théorie.

 

11:19 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Roussillon | Tags : vin, rvf, lpv, bizeul, gagnon, québec | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |