12 octobre 2012

Un nouveau métier: oenologue-préfet

Le plus gros producteur de vin anglais a décidé de ne pas produire en 2012, vu la mauvaise qualité de la matière première. En Charentes, on n'a pas voulu recourir à une mesure aussi drastique: on chaptalisera donc. Oui, oui, c'est légal, le préfet vient de l'autoriser.

C'est fou ce que les préfets ont de casquettes, de nos jours. Celle d'oenologue, à présent!

Je sais qu'une bonne partie d'entre eux sortent de l'ENA - pourtant, dans le cursus de cette prestigieuse école, je n'ai trouvé aucune formation d'oenologie.

Je suppose donc que leur science est infuse, et que les autorisations qu'ils délivrent sont motivées par une connaissance innée des enjeux.

Enjeux économiques, bien sûr - ce n'est pas une raison parce qu'une année est merdique qu'on ne doit pas produire de l'AOC.

Enjeux qualitatifs, aussi: les consommateurs ont droit au degré d'alcool, qu'il soit obtenu à base de raisin ou de betterave. Et puis si on sucre un peu trop, on pourra toujours désalcooliser après. Le degré betterave coûte de toute façon moins cher.

Le goût, le terroir, l'effet millésime? C'est bon pour les journaleux... Et qu'est-ce qu'ils y connaissent? Ils ne sont même pas oenologues!

Ainsi parlait Betteravoustra.

12:51 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France, Pour rire | Tags : chaptalisation | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

Une Amphore pour Gassier

Le 1er octobre dernier, la maison Gassier (filiale provençale d'Advini) a repris au Groupe Boisset la commercialisation de la distribution de la marque L’Amphore de Provence (ex-Skalli).

Cette marque historique, qui a vendu jusqu'à un million de cols par an (on devrait être plus proche des 300.000 bouteiles en 2012), est bien connu des supermarchés, grâce à sa bouteille en forme... d'amphore.

Gassier, dont le chiffre d'affaires avoisine les 12 millions d'euros, y voit un fort potentiel de développement.

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |