22 octobre 2012

Vendredi, France Info en direct de Franc Mayne

Ce vendredi 26 octobre, le 12H-14H de France Info installera son studio au cœur du domaine viticole du Château Franc Mayne à Saint-Emilion pour un «Terrains d’enquête» consacré au marché du vin français.

En voici les grands axes:

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"Vignobles rachetés par les étrangers, concurrence des vins du «nouveau monde», exportation de notre savoir-faire… Comment ce secteur économique, qui fait partie de notre patrimoine et qui reste le 2ème champion à l’export derrière l’aéronautique, fait-il face à la mondialisation?

Propriétaires, négociants, œnologues … des acteurs du monde viticole se réuniront autour de Bernard Thomasson pour en débattre."

J'écouterai ce programme avec une grande attention. J'espère que les participants oseront aborder quelques sujets pointus. Je pense notamment aux entraves à la communication que connaît le vin, en France, depuis l'entrée en vigueur de la loi Evin (et avec l'application de plus en plus restrictive qu'en font les tribunaux). L'amalgame constant que font les lobbys hygiénistes entre vin et alcool (dont les modes de consommation sont pourtant si différents). Le peu de cas que semblent faire nos politiciens d'une activité pourvoyeuse d'emplois et implantée dans la moitié de nos départements. Ou encore, la baisse constante du nombre de Français consommant du vin; l'absence de transmission de la culture du vin au sein des nouvelles générations (ceci a-t-il un rapport avec cela?)

Et puisque l'émission se déroulera à Saint Emilion, je me demande si l'on parlera du tout nouveau classement de Saint Emilion, déjà controversé...

France Info, buvez la différence...

16:22 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

A propos des industries alimentaires (2, le retour)

Je n'ai sans doute pas été assez clair dans mon billet d'hier à propos du boycott par l'Association des industries alimentaires (et la FNSEA) de la cérémonie d'inauguration du SIAL 2012. La lecture du billet de Jacques Berthomeau à ce sujet m'incite à compléter ma pensée, voire à en remettre une couche.

Précisons que je ne le fais pas dans un esprit partisan. Je ne suis d'aucun parti, sauf parfois, faute de mieux, de celui d'en rire... Bref, voici ma réaction.

Un ministre n'est pas là pour défendre les entreprises de son secteur. Sinon, ce ne serait plus un gouvernement, mais une foire d'empoigne - et n'oublions pas que tous les ministres, quels que soient leurs attributions, sont au service du même peuple, des mêmes gens.

D'ailleurs, que défendrait-il, le ministre délégué à l'alimentation? Les grosses entreprises, les plus visibles, les plus communicantes, les plus riches, celles qui produisent et vendent beaucoup? Celles qui ont le plus de relais politiques?

Pour moi, un ministre, ça impulse des idées, ça impose des valeurs, ça arbitre, le cas échéant. Ou bien, comme disait Chevènement, "ça ferme sa gueule". Et là, en l'occurrence, je trouve que M. Garot a bien fait de l'ouvrir, car il défend, non pas les intérêts d'une clique, mais des valeurs de bon sens, et le consommateur/contribuable final. Celui, qui est aussi le cochon de payeur, celui à qui on doit respect et honneur.

D'ailleurs, si un ministre socialiste faisait la politique de l'ANIA, ou même celle de la FNSEA, serait-il encore socialiste?

Le boycott que les nantis et les féodaux lui ont fait subir sont tout à son honneur.

La République appartient à tout le monde, ses serviteurs n'ont qu'un seul maître, l'intérêt général et non les intérêts de quelques uns.

Enfin, je suis convaincu que les agriculteurs, et parmi eux, les viticulteurs, qui sont aussi ou d'abord des citoyens, sont à même de réaliser que ce qui est bon pour le consommateur est bon pour eux. Un consommateur mieux informé achètera plus en confiance et achètera meilleur.

15:05 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |