11 octobre 2012

1855: fauché ou pas?

Je lis sur Vitisphere que 1855 a racheté Les Caves de la Transat.

Diversification, synergies, il y a certainement plein de bonnes raisons à ce rachat.

Oui, mais comment 1855 a-t-il trouvé l'argent nécessaire pour cet investissement?

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Quand la RVF enquêtait sur 1855

J'ai lu il y a peu le message d'un client ayant gagné un procès contre 1855 parce qu'il n'avait jamais reçu les vins qu'il avait commandés. Selon un huissier charger de recouvrer la créance, 1855 prétendait ne pas avoir les moyens de payer la somme accordée par le tribunal, ou demandait en tout cas un étalement des remboursements.

Il ne se passe pas un mois sans que de nouvelles plaintes de clients ne soient rendues publiques - même sur ce blog, j'en reçois régulièrement - et je finis par me demander si 1855 va vraiment honorer ses promesses répétées d'apurer tout ce passif.

Et puis, avec les différents rachats annoncés (Château On Line, et puis Les Caves de la Transat, à présent), je m'interroge: dans le cadre d'une saine gestion, l'apurement des dettes ne doit-il pas passer avant tout nouvel investissement? Ou bien s'agit-il de rachats... à découvert?

PS. Château On Line semble avoir lui aussi quelques problèmes à livrer ses clients, si j'en crois le message de Jean Luc,  en date du 10 octobre, ICI. Château On Line, peut-être, mais plus Château On Time, apparemment...

09:31 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Bourgogne, France | Tags : 1855, bordeaux, 1855.com, vin, grand cru | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 octobre 2012

Quand Louis Bouillot nous fait son cinéma

Je reçois de Nathalie Bergès-Boisset ce communiqué très cinématographique, que je m'empresse de porter à l'écran, ou plutôt, sur la toile:

Séquences Vendanges 2012

La nature à l'état pur & folie du chardonnay !

Bouillot.jpeg


Scénario - La nature du vin naît d'abord de la terre. Puis du ciel. Puis de l'homme.
A la façon d'un autre L.B.*, Louis Bouillot vous propose de découvrir l'influence des éléments
déchaînés en 2012 sur les raisins d'aujourd'hui qui donneront les crémants de demain... en 2014 !
Exaltation du chardonnay.
 
Synopsis - Premier plan : une fleur malmenée au printemps 2012, froid et humide sans fin jusqu'en juillet.
Beaucoup de coulure, autrement dit de fleurs avortées.
Des soubresauts de températures et l'humidité constante ont engendré mildiou et oïdium et parfois du gel
et de la grêle sur certaines situations.
Enfin, août chaud et très ensoleillé, des vendanges au 12 septembre, avec une maturité idéale de 10-11 degrés.
Comment les raisins promis à un avenir tourmenté s'en sont très bien sortis ?
 
Décor - Du Châtillonnais au nord aux confins sud du Beaujolais, cet immense vignoble du Crémant de Bourgogne
se conjugue au pluriel. Des sols argileux, calcaires, granitiques, avec les toutes les nuances possibles ;
autant de terroirs d'influence sur les caractères des pinots noirs et gamay pour les rouges,
chardonnay et aligoté pour les blancs, les principaux cépages.
Mais cette année le cépage domine les terroirs, une fois n'est pas coutume !
 
Action! La vigne aime la rudesse, et on peut déjà imaginer,
alors que les derniers pressoirs viennent de se taire après 3 semaines de vendanges, qu'elle a été exaucée.
Le réalisateur, ici nommé œnologue, va chercher son jus le plus pur par des sélections de « cuvées » et « tailles»**
encore plus rigoureuses cette année par la dégustation directe au pressoir.
Le but, conserver la nature du fruit la plus intacte possible, éliminer toutes les bourbes et impuretés.
Autre nouveauté dans le débourbage : minimiser le contact du jus préservé avec les lies (2 heures au lieu de 24),
arme fatale contre l'amertume.
Une sophistication du jeu plus extrême chaque année pour exprimer au plus près la vérité du fruit.
 
Star - Sans conteste le chardonnay !
Le raisin le plus couru, demandé sur tous les castings du monde,
a trouvé en Bourgogne son épanouissement profond, subtil, la sensualité élégante exprimée par les grands crus blancs.
Essence des crémants blancs de blancs mais aussi jus essentiel des cuvées d'assemblage,
le chardonnay a survécu aux traumatismes de cette nature de tous les extrêmes.
De toutes petites grappes portées par une acidité parfaite, essentielle à sa beauté :
très parfumé et très fruité aux accents exotiques et pamplemousse, vif, très frais, idéal pour un grand Crémant de Bourgogne.
Mais si rare : peu, très peu de quantité !
En cela la Bourgogne est unanime, les étoiles sont filantes !
La nature est capricieuse et telle une star on l'accompagne et la subit, mais toujours on l'exalte et la chérit !
 
Maquillage - Aucun ! Un vin de base naturellement plus riche et intense en fruit
autorisera sans doute moins de dosage pour la gamme classique de Louis Bouillot.
Quant à ses cuvées « zéro dosage » pour les puristes,
elles rassemblent tous les éléments pour être magnifiées,
le côté fruit naturel sera sublimé par la seconde fermentation.
 
Sortie : dans 2 ans ! Patience !
 
*Luc Besson, le Cinquième Elément           

** premières ou 2èmes presses

 

Plus d'info: nathalie.berges-boisset@actuelles.biz