22 janvier 2013

France Vins, petit debriefing

La France de Vin était à l'honneur, hier, à Zaventem, par la grâce de Sopexa et de son salon France-Vins.
Pas moins de 96 producteurs, issus de 11 régions de l'Hexagone, étaient présents.

Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas tout dégusté.
Mes coups de cœur sont donc autant de coups de sonde, pour ne pas dire des bouteilles à la mer. Les voici...

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Je vous parlais de Sabazan, il y a quelques jours.

Voici un autre domaine des Producteurs Plaimont découvert à France-Vins


Cornet & Cie, Collioure Rosé 2011 (belle couleur, cerise, grenadine et route la belle structure d'un vrai vin)

Château Arricau-Bordes; le Pacherenc de Vic Bilh 2010, pour sa belle "buvabilité" et le Madiran 2009, très fuité mais aussi très structuré

Domaine de Pierre, Lionel Gosseaume, Touraine blanc 2011 Cuvée Les Sauterelles (pamplemousse, bel équilibre gras-acidité). Le Touraine Oisly 2011 "Climat n°1" est aussi très plaisant, sous ses airs tropicaux

Domaine des Ballandors (Tatin), Quincy 2011 (agrumes et fleurs blanches, bien vif)

Jean-Marc Brocard, Petit Chablis, Chablis, Chablis Premier Cru et Chablis Grand Cru (toute la gamme des minéralités... et de l'élégance). Mon coeur balanec, mais hier, j'ai particulièrement apprécié le Premier Cru Vaulorent 2010. Les Premiers Crus 2011 sont promtetteurs, mais encore au berceau...

Château Villerambert Julien, Minervois 2010, Cuvée Opéra (fruits rouges et noirs bien mûrs, belle matière mais de la fraîcheur en finale).

Adresses sur demande

00:18 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21 janvier 2013

Cité de la gastronomie: le gouvernement décide de ne pas décider

Cinq villes postulaient pour le titre (envié?) de capitale de la gastronomie française, et surtout, pour la mise en route d'un projet de cité de la gastronomie: Lyon, Dijon, Beaune, Tours et.. Chevilly-Larue (tout près du MIN de Rungis).

Le gouvernement devait trancher ces jours-ci, il reporte sa décision au mois d'avril; et se dirige plutôt vers la mise en place d'un "réseau" de plusieurs villes. Histoire de ne faire de peine à personne?

Mais après tout, à quoi bon? Avons-nous vraiment besoin d'une cité de la gastronomie? N'avons-nous pas plutôt besoin d'une bonne gastronomie, de bons restaurants, accueillants, pratiquant le juste prix des mets et des vins, une cuisine inventive et inspirée par le terroir?

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La gastronomie, une passion française

Ce qu'il nous faut, c'est une cuisine digne de l'image que les étrangers (et les quelques Français qui s'y intéressent) se font encore de la table à la Française, mais qui s'estompe chaque année un peu plus quand ils doivent supporter nos buffets de gare indigents, nos restoroutes repoussants, la bouffe standardisée qui s'impose jusque dans les cantons les plus reculés, la mauvaise formation du personnel d'accueil, sans oublier la morgue des restaurateurs et cafetiers parisiens.

J'ai l'air de noircir le tableau, de cracher dans la soupe aux choux; et pourtant, non, je ne fais que constater la détérioration de ce secteur, détérioration qui va de pair avec la perte du goût de bien manger par les Français eux-mêmes.

Pourquoi des restaurateurs feraient-ils des efforts quand les nouvelles générations ne demandent souvent qu'à manger vite et médiocre, quand ils préfèrent invesitir dans le dernier téléphone mobile ou la dernière tablette plutôt que de payer le juste prix pour un bon repas gastronomique? Pourquoi feraienils encore leurs fonds de sauce ou leurs galces quand Nestlé ou Miko leur proposent à moindre frais de personnel?

Je ne sais pas s'il faiut rire ou pleurer de la consécration obtenue voici deux ans par le Repas Gastronomique Français, élevé au rang de patrimoine de l'Humanité. Il était bien temps de le préserver, car il a virtuellement disparu, faute de transmission.

Ne vous méprenez pas: je sais bien qu'il reste des artisans de valeur, des cuisiniers de talent; mais combien de chances a-t-on de tomber chez eux plutôt que chez des gougnafiers? Ce ne sont pas ceux là qui font de la pub à la télé.

Veuillez excuser ce coup de gueule totalement inutile (car ce n'est pas moi qui vais changer les choses). Qui aime bien châtie bien; j'ai eu la chance de grandir à une époque où sortir au restaurant était un plaisir qu'on partageait en famille, aussi bien à Paris que dans les petites villes de province - et je parle pas de restaurants de prestige.

J'aurais voulu pouvoir le partager, ce plaisir, avec mes enfants, mais de récentes déconvenues ne m'incitent guère à renouveler trop souvent l'expérience, et mes moyens ne me permettent pas de fréquenter les étoilés....

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Gastronomie | Tags : gastronomie, cité de la gastronomie, lyon, dijon | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |