17 novembre 2012

La flash-détente expliquée aux néophytes

Vous vous étonnez qu'on puisse vouloir utiliser un procédé aussi compliqué, aussi technologique que la flash-détente pour produire du vin bio (c'est une demande de certaines coopératives françaises). C'est que vous n'avez probablement pas pris la mesure de la simplicité biblique de ce processus.

Comme un petit schéma vaut mieux qu'un long discours, je vous en met plusieurs, que vous pourrez utiliser à votre guise.

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Fig A. Vue d'ensemble

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Fig B: Le cracking bio du raisin

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Fig C: Attention: ne pas fumer pendant le processus d'extraction du cosmogol

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Fig D: Il est déconseillé de réacidifier avant que le moût ait été totalement traité

 

Pour en savoir moins, je veux dire, pour comprendre mieux, j'ai demandé au professeur Schraubenschüssel de nous résumer le procédé: "Pour zimplifier, en résumé, on prend des raisins pio, le plus broche de ce que la nature nous donne, et par une féritable brouesse zcientifique, une zolution technozentrique aussi élégante qu'un jeune iguanodon en rut, on optient un broduit aromatique adapté aux marchés les plus difers..."

Et c'est encore du vin?

-"Oui, on beut appeller ça comme ça."

Et bio?

-Ca dépend de la température...

 

 

 

 

00:47 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (8) | | | |

16 novembre 2012

Indépendance de la critique

Désolé de vous emm... encore avec ça alors que vous ne cherchez ici peut-être que quelques bons commentaires de vins (rassurez-vous, vous en aurez), mais un des derniers éditos de mon ami québécois Marc-André Gagnon relance la polémique sur le thème de la liberté des critiques de vin. C'est ICI, et comme d'habitude, c'est très bien argumenté. C'est pour ça qu'on l'aime, notre Gagnon!

Bien sûr, il parle d'une situation particulière (le Québec vit dans une situation de monopole de la distribution des alcools), mais à bien y regarder, le problème est universeL

En ce qui me concerne, je ne prétend pas laver plus blanc que blanc, je n'accable personne, mais je vous le confirme: la recherche de l'indépendance et de l'objectivité (aussi inaccessible que l'étoile de Brel) est un combat de chaque jour.

Le journalisme viticole n'est qu'un type de journalisme parmi d'autres, les mêmes règles déontologiques s'y appliquent. Je parle bien des journalistes - méfiez-vous des imitations, un critique n'est pas forcément journaliste.

10:39 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |