04 mars 2013

Vinalies, 3ème jour: du mieux

Hier, le soleil s'est levé sur nos dégustations des Vinalies, avec une belle série de rosés du Languedoc 2012 - et même, une belle médaille d'or pour un Saint Chinian.

On poursuit avec des rouges, assez puissants - surtout des 2010 et des 2011, en général bien élevés quand ils ne sont pas trop extraits. "Alors, d'où venaient-ils?", nous demande Béatrice Da Ros, la directrice du concours. 

L'un évoque l'Espagne, l'autre le Midi, moi le Chili. Résultat: il s'agissait de Côtes de Bordeaux!

Ceux-ci nous jouaient une tout autre musique que les Médoc d'hier, pousséreux, fatigués, fatiguants.

Vous voyez, il y a Bordeaux et Bordeaux! 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

02 mars 2013

Les Vinalies et moi

Hier midi, une consœur de Radio France International, Agnieszka Kumor, est venue prendre la "température" des Vinalies. Elle m'a posé quelques questions sur les raisons de ma participation à ce concours - pourquoi celui-là, quel intérêt pour les journalistes et pour les producteurs...

J'ai répondu du mieux que j'ai pu. Et puis ça m'a ait réléchir. Je me suis dis que vous aussi, vous voudriez bien savoir ce qui me pousse à participer à ce genre d'événements

Mon expérience 

C'est ma 4ème participation aux Vinalies. J'ai aussi été juré dans d'autre concours.
Mais les Vinalies, c'est autre chose. D'abord, c'est certainement l'un des plus professionnels; il est organisé par l'Union des œnologues de France, hors d'une région de production, les échantillons sont issus de 44 pays, plus de la moitié provenant d'autres pays que la France.

On y découvre parfois des choses étonnantes: hier, par exemple, une série de cidres de glace du Québec. L'an dernier, des Piscos du Pérou et des vins de fraise de Taiwan. Même si tout est loin de nous séduire, on apprend...

Surtout, le nombre de jurés et donc de tables de jury est assez élevé pour ne pas surcharger les sessions de dégustation. On ne on ne fait pas de l'abattage, on a le temps de donner sa chance à chaque vin.
Et puis, en 4 ans, j'ai fini par connaître pas mal de monde, c'est un peu une grande famille, on se connait, on fait des amis, on s'apprécie. On partage. 

Dans mon jury l'année dernière  par exemple, il y avait un œnologue du Roussillon, un autre du Liban, un autre de Tunisie. Cette année, il y a un Sud Africain et un Canadien. Je suis le seul journaliste. Chacun apporte son expérience, son ressenti. L'unité de compte, ici, ce n'est pas chaque juré, mais le jury dans son ensemble.

L'idée, c'est d'avoir au moins aussi ouvert que les narines et les papilles. Nous ne savons rien des vins, ni leur provenance, ni leur niveau de prix. Nous devons leur donner à tous une opportunité. 
Nous sommes l'interface entre le producteur et le consommateur, notre mission, c'est de reconnaître le travail du vigneron pour le mettre en valeur auprès du buveur final.

Il y a bien sûr d'autres concours en France - notamment le Concours général agricole, ou le Concours de Mâcon mais c'est assez franco-français. Et puis Colmar, les Ligers d'Angers, mais là, c'est régional.

Il y a aussi les concours par cépage. Le mondial du sauvignon, du gamay, du chasselas, du chardonnay, mais je ne suis pas très favorable à cette segmentation. Le cépage, c'est tellement réducteur, c'est une façon tellement premier degré d'aborder le vin...

Comme journaliste, je ne peux pas passer ma vie dans les concours, cela prend du temps et on ne peut pas écrire beaucoup sur ce sur l'on déguste puisque on ne sait jamais ce qu'on boit. Je dirai même qu'il y a trop de concours.
Alors il faut faire des choix et moi, j'ai choisi les Vinalies.

Et je ne suis pas payé pour le dire.

00:29 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vinalies, critique vineuse | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |