09 avril 2013

Un deuxième référendum en Alsace

On votait, hier, en Alsace, pour savoir s'il faut ou non fusionner les conseils généraux des deux département de cette belle région dans une seule collectivité territoriale. La réponse a été négative, mais ce n'est pas une raison pour s'arrêter là.

Puisqu'on en est à des débats de fond, qui "impactent" la vie des gens, comme on dit en jargon moderne, je propose qu'on tienne immédiatement un second référendum.

La question serait la suivante:

Faut-il interdire le cépage Auxerrois dans les cuvées portant le nom de Pinot Blanc, et ajouter Auxerrois dans la liste des cépages qui peuvent être mentionnés séparément sur les étiquettes des vins d'Alsace?

A ma connaissance, il s'agit de la seule dénomination en France qui autorise de mettre un cépage sous la mention d'un autre - à part, bien sûr, Clairette de Die (à majorité composée de muscat) et le Picpoul de Pinet. Et oui, le Picpoul est issu de Piquepoul, et mis à part pour la célèbre Dictée de Pivot, peut-être, je ne vois guère l'intérêt de cette graphie différente.

Quitte à simplifier...

Surtout qu'il paraît que l'heure est à la transparence!

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France | Tags : picpoul, piquepoul, pinet, auxerrois, pinot blnac, alsace, vin, clairette de die | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

08 avril 2013

Beaujolais: "yes we can", nous dit Jean-Paul Brun, avec sa cuvée "L'Ancien"

Loin de moi li'idée de raviver la querelle des Anciens et des Modernes!

Mais le vin que j'ai bu hier à table, à Villefranche sur Saône, en prélude à mon voyage en Beaujolais, s'appelle : "L'Ancien".

Ancien, pas tant que ça, puisqu'il s'agit d'un 2011, mais je suppose que le producteur, Jean-Paul Brun (Domaine des Terres Dorées), a voulu jouer sur les mots, en l'opposant au Beaujolais Nouveau.

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Et donc, à la macération carbonique.

Ce vin, en effet, est vinifié "à l'ancienne" - oxygénation lente, égrappage, pigeage.

Et là, miracolo, pour un produit qui reste tout de même un milieu de gamme, on a de la matière, de la mâche, et même de la complexité; un nez fruité, oui, mais mûr, avec en prime de la réglisse, des épices, de petites notes de gibier; et une bouche solide, avec même une petite pointe saline en finale.

De la belle ouvrage, donc, pour un prix très raisonnable (8,50 euros). La preuve que même en Beaujolais "simple", hors Villages et hors des Crus, on peut faire autre chose que des vins à boire vite et à oublier encore plus vite.

La morale de cette bouteille: oublions, justement, nos a priori; Et dégustons les Beaujolais pour ce qu'ils sont, et non pour le mal que d'autres en disent...

C'est mon programme de la semaine et c'est tout le mal que je vous souhaite.

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |