05 février 2013

Merci Viadeo!

Je me suis inscrit sur plusieurs réseaux sur internet - surtout parce que certains de mes copains y sont.

Et notamment sur Viadeo. De temps en temps, je reçois une e-lettre de leur programme "Viadeo Career"  avec ce qu'ils appellent des "suggestions personnalisées" (Pôle emploi, Job Centre et le Forem n'ont qu'à bien se tenir...).

Voici leur sélection d'"offres d'emploi choisies pour vous". 

-Payments Specialist

-Senior Powertrain Manager

-Ingénieur E&I Senior (6 à 10 ans d'expérience minimum).

Bon, j'ai mon bac, mon diplôme de journalisme (une activité qui mène à tout à condition de savoir en sortir), mes diplômes d'anglais, mes petites formations de néerlandais et de russe (presque totalement oubliée, dans le cas du russe, hélas...), mes cours sur le vin, mon Certificate in Business English. Mais de là à prendre un poste de Payments Specialist...

Ma seule compétence, en la matière, c'est de vous dire que les délais de paiement aux indépendants comme moi s'allongent de plus en plus - la crise a bon dos.

Dommage que l'on ne puisse pas exiger les même délais des fournisseurs d'électricité, de téléphonie, des impôts, des la taxe de circulation, des assurances...

Alors merci Viadeo, mais je pense que je vais continuer à écrire sur le vin.

12:47 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

03 février 2013

Luxembourgeois, Bernard Massard, vraiment?

Bernard Massard est une marque de mousseux luxembourgeois.

Euh, non, en fait, Bernard Massard est une marque luxembourgeoise de mousseux.

Non, je ne me fiche pas de vous, il y a bel et bien une différence.

Seule une partie des (bonnes) bulles qui sortent des chais de Grevenmacher sont issues exclusivement de la production locale (à savoir, la Cuvée de l'Ecusson Millésimée). Le reste assemble (souvent joliment, là n'est pas le problème) des jus du pays et des jus importés.

Mais prenons le cas du "BSA" d'entrée de gamme, la cuvée "Sélection" (la plus vendue). Vous conviendrez avec moi que des trois cépages qui figurent sur la contre-étiquette (chardonnay, chenin et pinot blanc), seul le dernier a vraiment l'accent luxembourgeois. En ce qui concerne le chenin, je serai même plus formel: il ne fait pas partie du tout de l'encépagement de l'AOC Crémant de Luxembourg (qu'il ne revendique d'ailleurs pas, soyons clairs).

Mais sur la même contre-étiquette, on trouve pourtant: "Produced in Luxembourg".

selection_brut.jpg


Bernard Massard est donc tout à fait dans la légalité - c'est juste que la loi, en l'espèce, me semble un peu laxiste.

Ne vous y trompez pas, je suis tout à fait favorable à la libre-circulation des marchandises, des vins, des moûts et même des bonnes idées en Europe. Mais je trouve que les normes d'étiquettage laissent à désirer.

Le consommateur a le droit d'être mieux informé. La plupart de mes amis belges, friands de la marque, mettraient leur main au feu que le Bernard Massard est issu de raisins de la jolie Moselle luxembourgeoise...

Et Bernard Massard n'est qu'un exemple parmi d'autres, pas mal de marques, en Loire, notamment, pratiquent le même genre d'assemblages - la différence étant seulement que dans leur cas, le nom de leur pays n'est pas un nom d'AOC.

Alors, ne faut-il pas changer les règles du "produit au", "produced in", "product van"...?

00:34 Écrit par Hervé Lalau dans France, Luxembourg | Tags : produced in, crémant de luxembourg, aop, aoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |