23 mars 2013

L'alcool, ce fléau

Lu sur le site d'Europe 1, cette info largement diffusée sur l'antenne vendredi: "Comas éthyliques, hépatites, cirrhoses ou encore troubles psychiques dus à l'addiction. L'alcool conduit de plus en plus de Français à l'hôpital : 400.000 en un an, soit un bond de 30 % en trois ans. Ce chiffre, alarmant, est celui d'un rapport de la Société française d'alcoologie qu'Europe 1 dévoile vendredi en exclusivité. Au total, les hospitalisations liées à l'alcool sont deux fois plus nombreuses que celles causées par le diabète ou les maladies cardiovasculaires".

Je ne m'amuserai pas à contester ces chiffres; l'alcoolisation, notamment des jeunes, est un vrai fléau. Je me bornerai à dire que les hospitalisations ne sont pas liées à l'alcool, en tant que produit, mais à l'alcoolisme, en tant que comportement. La nuance est d'importance. Faut-il interdire la Tour Eiffel parce que certains suicidaires se jettent du 2ème étage? Il est un peu facile de mettre le produit en cause plutôt que la faiblesse des efforts de prévention, le manque d'éducation à l'alcool dans les familles et le peu de rigueur de l'accompagnement dans les soirées estudiantines.

Je veux aussi souligner que le vin - dont la consommation n'a pas cessé de baisser ces 30 dernières années, n'est pas coupable. Ou si peu qu'il mériterait bien d'être dissocié des autres produits alcooliques; et en termes de communication, et en termes de taxation. Alors, merci aux confrères de ne plus systématiquement illustrer les articles sur ce fléau avec un verre de vin...

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 Extrait du Figaro Santé

 

Ce n'est pas parce que le vin est un piètre annonceur qu'il faut le diaboliser...

 



00:38 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

22 mars 2013

Un dimanche à la ferme

Ce dimanche, nous n'avons pas été à la ferme, c'est la ferme qui est venue à nous. La Vieille Ferme. Je m'explique.
La Vieille Ferme, c'est une gamme de vins de la Famille Perrin. Vous savez, Beaucastel, Les Cornuds, etc...

La Vieille Ferme, ce sont trois vins - un Luberon, en blanc, et deux Ventoux, en rosé et en rouge. C'est ce dernier que j'ai dégusté, dans son millésime 2012.

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La Vieille Ferme, Ventoux rouge 2012: du printemps dans la bouteille

(Photo H. Lalau)

Un Ventoux tout en fruit, gai comme le coq au moment de chanter. Le nez (ou faut-il dire le bec?) est plein de mûre et de myrtilles; je perçois aussi quelques notes belle florales, jasmin, rose - à croire qu'il annonce le printemps, ce coq; ou bien est-ce mon nez qui a été trop lontemps sevré de saveurs, tout au long de cet interminable hiver...

L'attaque en bouche est soyeuse, juste ce qui faut d'épices douces, ensuite, pour réveiller les papilles; la finale voit le retour des fruits noirs, le tout emballé dans une sensation de fraîcheur. Le chant de ce gallinacé est harmonieux, il roucoule plus qu'il ne caquète...

Carignan, cinsault, grenache, syrah, dit la fiche technique. Bien dosés, bien assemblés - ça, c'est moi qui le dit. Pour le prix, on n'est vraiment pas volé.

En plus, grâce à Mafribel, qui importe la gamme en Belgique, j'ai pu tester ce vin en situation: le service de communication de cette excellente maison m'avait fait livrer de quoi préparer un poulet aux olives de Nyons, aux petites pommes de terre et à l'ail, comme là bas. L'accord était somptueux, l'ail confite se mêlait très bien au velouté du vin, tandis que les olives accomplissaient l'union charnelle avec les épices.

Oui, je sais, il y a des métiers plus durs...

En conclusion: Cocorico!

 

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : la vieille ferme 2012, ventoux, perrin | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |