25 mai 2013

Avoir un bon copain... et quelques bons Côtes du Rhône

"Avoir un bon copain, voila c'qui y a d'meilleur au monde..."

Oui, surtout quand c'est un collègue de travail et qu'il vous apporte les bouteilles que vous n'avez pas pu déguster hier...

Le copain en question, c'est Marc Vanhellemont. Si vous êtes un habitué de ce blog, vous l'aviez sans doute reconnu.

Mardi, il animait une présentation de crus des Côtes du Rhône à laquelle un problème de santé dans la famille ne m'a finalement pas permis d'assister.

Et bien, figurez-vous qu'il m'a ramené une petite sélection à domicile.

Je me suis immédiatement mis au travail. Voici déjà deux de mes favoris.

D'abord, il y a un Tavel - vous savez que j'adore cette appellation, ce dernier des Mohicans du rosé structuré - ou faut-il parler de rouge clair.

Il s'agit des Lauzeraies 2012, un vin produit par la Cave coopérative à quelques 120.000 exemplaires. Comme quoi le volume n''est pas toujours l'ennemi du bon.

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Framboise, grenade au nez, belle fraîcheur en bouche, quelques tannins qui se baladent dans le fond, et une finale éclatante - un panier de framboise au cours d'une partie de chasse, car on note ça et là quelques belles notes de gibier et de fumée - la poudre a parlé, la gibecière est pleine, on revient heureux vers le mazet.

Et puis, il y a un représentant d'une jeune dénomination dont je n'avais jamais rien bu jusqu'à présent: un Côtes du Rhône Villages Plan de Dieu. Le domaine s'appelle La Bastide Saint Vincent, la Cuvée Florentin (c'est un 2010). La maison, établie à Violès, propose aussi Gigondas, Vacqueyras et Côtes du Rhône.
Cuir, cassis, nez expressif, bien mûr; bouche gourmande, tannins suaves mais bien présents, pas mal d'épices. Toute  la garriche du Vaucluse qui descend du Ventoux vers Violès, les galets roulés, avec les cigales en prime si je me laisse aller - car ce puissant séducteur vous invite au deuxième verre, puis au troisième... Bref, invitez des amis... (Grenache, Syrah, 14,5°... sur l'étiquette).

Au fait, pour revenir à la chanson - saviez-vous que ce digne exemple de la ritournelle gauloise est en fait traduit de l'Allemand (Ein Freund, Ein Guter Freund). Tiens, si les soldats de la drôle de guerre l'avaient su, ils ne l'auraient peut-être pas chantée si fort!

Heureusement, la chanson ne connaît pas de frontières, pas plus que l'amitié. Merci, Marc!

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Rhône | Tags : rhone, côtes du rhône, plan de dieu, tavel | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

23 mai 2013

Les Climats de Bourgogne y croient toujours

Malgré le rejet de leur candidature pour l'inscription au Patrimoine Mondial de l’Unesco, édition 2014, les Climats de Bourgogne ne désarment pas. L’association qui soutient cette candidature, présidée par Aubert de Villaine, vise à présent l'édition 2015 et organise, le 1er juin à Comblanchien l’événement “Climats on the Roc”.

Cette journée de découvertes et d’échanges s’articulera en trois parties.

Tout d’abord, un volet pédagogique avec l’ouverture au public des carrières de Comblanchien et d’un “village des climats” : pavillon scientifique, dégustations, ateliers pour enfants, présentation de différents métiers permettront de faire appréhender aux visiteurs le lien intime entre la pierre calcaire et les climats de Bourgogne. Le soir, place au spectacle avec une projection son & lumière consacré à l’histoire des climats, suivi d’un concert-bal. Enfin, le dernier volet de cette journée est le lancement de la Conférence territoriale, “destiné à marquer une nouvelle étape sur le chemin de l’Unesco”.

unesco, climats bourguignons


Plusieurs édiles locaux, départementaux et régionaux (dont le maire socialiste de Dijon) seront là pour tenter de convaincre les représentants du Ministère (français) de la Culture et de l’Environnement, dans le but "d'inscrire dans le marbre” leur engagement commun à préserver le patrimoine universel des climats de Bourgogne." Une première étape importante, puisque que c'est la France qui doit d'abord "écrémer" les candidats avant de soumettre une liste à l'Unesco. Et c'est donc la France, l'année dernière, qui a rejeté et la candidature des Climats Bourguignons, et celle des Villages de Champagne.

Concrètement, j'aimerais bien savoir en quoi une telle inscription est de nature à préserver le dit patrimoine: des exemples récents à Saint Emilion, qui "accueille" depuis quelques années force caves monumentales et ultra-modernes (Château Faugères, Cheval Blanc ou encore La Croizille) m'incitent à me demander si ce classement est vraiment suivi d'effet, ou bien s'il s'agit essentiellement d'une question d'image et d'attractivité touristique.

Dans le cas de la Bourgogne, j'espère me tromper et attends avec impatience la contradiction.

Plus d’info: www.climats-bourgogne.com

00:43 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France, Vins de tous pays | Tags : unesco, climats bourguignons | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |