15 avril 2013

Bordeaux 2012 en Primeurs... vu de Québec

Les Primeurs de Bordeaux sont-elles de plus en plus déconnectées de la réalité des différents marchés? Je veux dire, des buveurs, pas des financiers. Comme chaque année, je me pose la question.

La presse spécialisée grouille de commentaires, d'avis, de notes de dégustations, d'opinions plus ou moins tranchées par rapport aux vins dégustés. Dans ce safari des "bonnes affaires", le critique est un excellent rabatteur pour l'investisseur à l'affut dans les hautes herbes des hauts prix.

Une image d'ensemble se dessine déjà pour ce 2012: "ça va aller". Malgré des conditions climatiques très défavorables, c'est "business as usual"; la plupart des crus classés ont produit du vin - appelez ça la magie du grand terroir, appelez ça l'osmose inverse, appelez-le ça un millésime classique, peu importe, il s'agit maintenant de vendre ces vins.

Comme toujours, les critiques le sont assez, critiques, pour qu'on continue à les prendre un tant soit peu au sérieux, mais pas trop, pour que le show puisse continuer.

Mais le buveur, dans tout ça? Faut-il lui donner rendez-vous dans 5, dans 10, dans 15 ans?

A propos, les Chinois s'intéresseront-ils encore aux Classés de Bordeaux dans 15 ans?

Ce genre de questions légèrement iconoclastes, je ne suis pas le seul à me les poser, comme en témoigne ce petit article de mon confrère et ami québécois Marc-André Gagnon. Je vous en donne la... Primeur européenne...

C'est ICI

Pour les autres, il y a "Primeurs TV"...

Ou encore, Interpom...

Il en faut pour tous les goûts... et pour toutes les bourses.

00:23 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Canada, France | Tags : primeurs, québec, bordeaux, chine, vin, vignoble, 2012 | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

13 avril 2013

Beaujolais (suite): pèlerinage à Vauxrenard

Vauxrenard est un charmant petit village du Beaujolais, à l'Ouest de Fleurie ou au Sud de Juliénas, comme vous préférez. Sur la carte, ça paraît tout proche de la "civilisation" - je veux dire des grandes voies de passage.

Mais même avec un GPS, ce n'est pas si évident. Et puis ça tourne pas mal. Bref, il faut une bonne raison pour y aller.

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Moi, je l'avais: rencontrer, en chair et en os, une personne que j'apprécie beaucoup, une femme avec qui j'ai noué, au travers des blogs, une sorte d'amitié virtuelle, j'ai nommé Isabelle Perraud, des Côtes de La Molière.

J'aime son honnêteté, j'aime sa franchise, sa force de conviction, sa passion; j'aime aussi sa façon de remettre le vin dans un ensemble bien plus vaste, la vie, celle du vigneron, celle du consommateur, celle de la planète.

Certains font le pélerinage de Bernadette à Lourdes, moi, j'ai fait celui d'Isabelle à Vauxrenard.

Eh bien, elle est encore mieux en vrai!

Pétillante comme un jeune Moulin à Vent sur son gaz. Naturelle.

Tiens, au fait, j'ai adoré son 2011. Sa droiture, son fruit un peu espiègle (on dirait Isabelle!). Sa "buvabilité". A peine 12°! Et pourtant, ce n'est pas fluet, non, c'est fluide, nuance. Et puis le grain de sel sur la langue en fin de bouche...

Je n'avais pas beaucoup de temps, on m'attendait à Epernay, et je n'étais pas trop sûr de la route pour redescendre à Mâcon (je me suis perdu, d'ailleurs).

Alors, je suis parti trop vite, un peu comme un voleur. Avec deux bouteilles sous le bras (merci!), et puis surtout, le souvenir de moments précieux passés en compagnie de gens vrais. Isabelle, bien sûr, et puis Bruno, son mari, dans genre un peu plus taiseux, peut-être, mais pas moins intègre dans sa démarche.

A bientôt, j'espère!

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France | Tags : côtes de la molière | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |