08 avril 2016

Les Québécois et le vin américain

On classe souvent nos amis Canadiens, y compris les Québécois, dans la catégorie des Américains. Géographiquement, c'est tout à fait justifié, bien entendu. Il faudrait d'ailleurs un jour que les Etatsuniens cessent de s'accaparer le terme d'Amérique - ils en font partie, certes, mais ils ne sont pas les seuls.

Pour en revenir aux Canadiens, sans doute est-ce un effet de taille - au Canada, comme aux Etats-Unis, tout est plus grand, le pays, la forêt, les lacs, les animaux, les voitures, les magasins, les autoroutes, les rues; même la langue commune ne peut empêcher le Français en visite au Québec de se sentir sur un autre continent.

Pourtant, le Québécois n'a pas forcément les mêmes goûts que l'Etatsunien, notamment en matière de vin.

C'est bien ce qu'il ressort de l'excellent papier découvert ce matin sur le blog de mon ami Marc-André Gagnon, consacré à ce qu'il appelle les "gros vins américains".

Et puisque c'est mon anniversaire, aujourd'hui, je lève mon verre de vin de glace de L'Orpailleur à la santé de tous mes amis du Québec.

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Photo (c) L'Orpailleur

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, Etats-Unis, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07 avril 2016

Vins espagnols déversés sur l'autoroute

Lundi dernier, des membres du Syndicat des Vignerons de l'Aude ont déversé le vin de deux camions-citerne espagnols sur l'autoroute, au Boulou.

Ils entendaient ainsi protester contre l'écart de prix entre les vins espagnols et français (32 euros l'hecto d'un côté, 78 de l'autre); l'action devrait se poursuivre, selon le président de ce syndicat, qui dénonce une concurrence déloyale et constate que les importations de vin espagnols en France ont explosé en 2015, atteignant 5,6 millions d'hectolitres.

Deux questions à ce propos:

-comment expliquer le différentiel des prix (on parle de vins de base, pas d'AOC prestigieuses), alors qu'habituellement, les rendements moyens à l'hectare  sont plus bas en Espagne qu'en France, et que la distance renchérit leurs coûts de transport. Quels sont les autres postes qui permettent aux Espagnols de vendre si bon marché?

- que se passe t-il pour les propriétaires du vin déversé - s'agit-il d'ailleurs de l'expéditeur, ou du destinataire? Il y a-t-il indemnisation? Et quelles sont les sanctions pour les déverseurs? L'Europe ne garantit-elle pas la libre circulation des marchandises?

Et une question subsidiaire: comment réagiraient les vignerons audois si un jour, des concurrents belges (des brasseurs, par exemple) déversaient leurs citernes sur l'autoroute?

 

 

 

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |